Égaux jusque dans l'assiette

Laki Silva met la main à la pâte... (Martin Roy, LeDroit)

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Laki Silva met la main à la pâte pour Alimenter le futur. À Ottawa, quelque 15 000 lunchs sont préparés et distribués dans les camps de jour, du 4 juillet au 20 août, soit environ 400 à 425 repas chaque jour pour les jeunes dans le besoin.

Martin Roy, LeDroit

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Charles-Antoine Gagnon

Collaboration spéciale

Le Droit

Chaque jour de l'été à Ottawa, des enfants de familles défavorisées peuvent mieux profiter des bienfaits que leur offrent les camps de jour grâce à un programme d'alimentation qui leur fournit un repas nutritif gratuit et l'énergie requise pour traverser une journée chargée d'activités.

Le programme de solidarité sociale Alimenter le futur est organisé par la compagnie Sodexo en collaboration avec la Banque alimentaire d'Ottawa. Du lundi au mercredi, les repas sont préparés par une centaine de bénévoles dans la cuisine de l'immeuble du ministère des Affaires mondiales, sur la promenade Sussex. Le programme existe depuis une douzaine d'années dans la capitale, précise Daniel Sirois, de Sodexo.

Alimenter le futur est offert dans neuf villes canadiennes. À Ottawa, quelque 15 000 lunchs sont préparés et distribués dans les camps de jour, du 4 juillet au 20 août, soit environ 400 à 425 repas chaque jour pour les jeunes dans le besoin.

Le camp de jour de la Maison communautaire Britannia Woods, dans l'ouest de la ville, est l'un des 14 camps d'Ottawa inscrits au programme. Son directeur, Mohamed Sofa, explique que le camp de jour a demandé les services de Sodexo parce que certains jeunes apportaient leur lunch, alors que d'autres arrivaient sans nourriture. 

« Nous avons donc décidé que le tout devait être uniforme, afin que tout le monde ait la même chose, et que tout le monde ait quelque chose à manger. C'était important pour nous », raconte-t-il.

Alimenter le futur permet d'enlever une pression sur les épaules des parents, souligne Mohamed Sofa.

« Il y a des parents qui envoient quatre enfants au camp. Nous savons que ça représente un défi pour les parents d'envoyer leurs enfants au camp, cinq jours par semaine. C'est l'été, les parents courent, et le camp commence plus tard que les heures régulières d'école », explique-t-il

« Chaque jour, on nous apporte une cinquantaine de sandwiches, des breuvages, des fruits et des légumes et des gâteries pour les enfants », ajoute-t-il, précisant que la plupart des jeunes de 6 à 12 ans inscrits au programme sont issus de ménages à faible revenu.

Un tel programme d'alimentation constitue un grand avantage pour les familles, précise Mohamed Sofa, parce que les enfants s'amusent et participent à diverses activités comme des sports, les arts, l'informatique, la danse, la musique et les sorties éducatives au lieu de rester chez eux parce qu'ils n'ont pas de lunch à apporter.

Ce programme est très important, poursuit de son côté la Banque d'alimentation d'Ottawa, puisque bon nombreux des jeunes qui en bénéficient sont les mêmes qui comptent sur leur école pour avoir des lunchs durant l'année scolaire.

« Lorsque l'école est finie, on se doit d'avoir une manière d'atteindre ces jeunes. C'est important que cette nourriture leur soit distribuée par le biais de programmes communautaires, de camps d'été de jour, pour qu'ils puissent s'amuser et apprendre au lieu d'être préoccupés par la faim », explique Samantha Ingram, de la Banque d'alimentation d'Ottawa.

Plusieurs des enfants viennent de familles qui utilisent la Banque d'alimentation, a-t-elle noté.

« Ces programmes (camps de jour) sont tellement importants pour les enfants, que ce soit pour la socialisation, pour avoir un sens de normalité. Peu importe votre revenu, les enfants doivent être des enfants, et ils méritent de courir, de jouer et de socialiser avec d'autres enfants. »

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