Sur le chemin d'Hélène Campbell

La double greffée des poumons a eu droit... (Martin Roy, LeDroit)

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La double greffée des poumons a eu droit à une chaleureuse salve d'applaudissements lorsque le panneau «chemin Hélène Campbell» a été dévoilé jeudi.

Martin Roy, LeDroit

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Le maire Jim Watson a inauguré une rue à Ottawa au nom d'Hélène Campbell en guise de reconnaissance pour la campagne courageuse qu'elle a menée en faveur des dons d'organes.

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Hélène Campbell s'est permis quelques pas de danse lors de la cérémonie, comme elle l'avait fait sur le plateau de l'animatrice Ellen DeGeneres en février 2013.

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Double greffée des poumons, Mme Campbell a eu droit à une salve d'applaudissements lorsque le panneau «chemin Hélène Campbell» a été dévoilé devant une foule accueillante, dans le secteur Barrhaven.

«Elle est très timide, elle ne cherche pas la caméra, mais en raison des démarches tranquilles qu'elle a entreprises, elle a réussi à convaincre des dizaines de milliers de personnes à s'inscrire au don d'organes et à s'inscrire en ligne», a signalé le maire Watson.

Les efforts d'Hélène Campbell, qui est devenue «le visage des transplantations», ont été reconnus à l'échelle locale et internationale, a-t-il ajouté. Cette rue baptisée en son nom est une façon de saluer le travail qu'elle a fait.

La députée provinciale de Nepean-Carleton, Lisa MacLeod, a rappelé cette fois où, affaiblie, Mme Campbell était allée faire des représentations à l'Assemblée législative de Toronto. Elle avait démontré du courage, dit-elle, non seulement de se promener à Queen's Park avec des bonbonnes d'oxygène, mais de parler publiquement de sa maladie et de l'attente pour un don d'organe.

Dans la foule, la mère d'Hélène, Manon Campbell, rayonnait de fierté, contente «de pouvoir célébrer ce moment-là ensemble et de voir la communauté qui est ici aussi».

Cette aventure, sa maladie pulmonaire, l'attente pour une greffe, les nombreux rendez-vous, les hauts et les bas de la maladie, toutes ces étapes ont été difficiles, mais selon sa mère, Hélène ne s'est jamais plainte.

«Elle est très positive, elle est toujours prête à voir le côté positif des choses, elle est très altruiste, et de nature assez joyeuse.»

Hélène Campbell s'est d'ailleurs permis quelques pas de danse, lors de la cérémonie d'inauguration, comme elle l'avait fait sur le plateau de l'animatrice de la télévision américaine Ellen DeGeneres, en février 2013.

Pour elle, le fait de nommer une rue pour lui rendre hommage «représente l'espoir de la communauté».

«Ça représente le courage non seulement de moi, mais de plusieurs personnes et familles qui font face à des situations hors de l'ordinaire et qui doivent affronter des montagnes, des défis qu'on ne pense jamais à avoir à affronter.»

À ses yeux, avec une volonté ferme, on est capable «de prendre le chemin qui est peut-être un plus difficile, mais dont on sort un peu plus fort. Pour moi, cela représente aussi la communauté qui se rassemble.»

Sa campagne pour sensibiliser les gens au don d'organes prend de l'ampleur. Souvent, des gens communiquent avec elle ou des membres de sa famille pour mieux comprendre l'angoisse d'être en attente d'un don d'organe.

Ce n'est pas difficile de parler de son expérience personnelle avec des étrangers, signale Hélène Campbell. Au contraire. «Ce n'est pas difficile du tout, pour moi, ce qui m'a aidé, c'est de rencontrer quelqu'un qui avait fait face à cette situation. Ça me donne du courage...»

«Ça me motive à continuer à en parler.»

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