Dépotoir: les citoyens dans leurs derniers retranchements

Les citoyens de Carlsbad Springs maintiennent la pression... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Les citoyens de Carlsbad Springs maintiennent la pression et continuent de démontrer leur opposition au projet de dépotoir dans l'est rural de la Ville d'Ottawa.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Craignant de perdre sur toute la ligne dans le dossier du dépotoir de Carlsbad Springs, les citoyens de l'Est ontarien souhaitent faire valoir leurs arguments devant le Tribunal de l'environnement de l'Ontario.

Selon Lucie Régimbald du groupe «Dites non au dépotoir», les citoyens qui craignent que le projet soit nuisible pour l'environnement et la santé des résidents, ont presque épuisé tous leurs recours. Selon elle, le ministère de l'Environnement et de l'Action en matière de changement climatique de l'Ontario semble décidé à approuver l'emplacement d'un dépotoir dans l'Est ontarien, malgré les protestations de quelque 2000 familles de Carlsbad, Vars, Edwards et Russell.

C'est la lecture qu'elle fait de la réaction du ministère à l'étude environnementale qui a été menée sur ce projet, étude qui fait fi, dit-elle, des préoccupations des citoyens.

«Si on n'a pas vu 50 fois que le ministère est satisfait, on ne l'a pas vu une fois dans ce rapport-là, a souligné Mme Régimbald lors d'un point de presse à l'issue de la réunion du comité de l'Environnement de la Ville d'Ottawa. Alors on sait que si on prend la route du processus normal, ce n'est pas bon. Si on va devant le tribunal, oui on va avoir une chance parce que leurs experts et nos experts vont se faire entendre clairement devant un corps neutre. C'est notre dernière chance d'arrêter le projet.»

Chez les agriculteurs de l'Est ontarien, l'enjeu est de taille. Selon Marcel Bisson, agriculteur de Vars, il y a un réel danger que les eaux de ruissellement du dépotoir qui se déverseraient dans les cours d'eau ne contaminent les terres arables.

«Les terres sont basses et ça inonde beaucoup d'âcres de terres, ça peut ruiner l'ensemble du territoire agricole de l'Est de l'Ontario, quasiment la totalité des meilleures terres agricoles de l'Est de l'Ontario», a-t-il signalé lors d'une entrevue.

Puisque ses terres sont à 2,5 km en ligne droite avec le site de décontamination proposé, il risque d'être touché personnellement par l'installation d'un dépotoir.

Tout le monde n'a pas la même définition du projet proposé par la société Taggart Miller. Selon les résidents des communautés de l'Est, il s'agit d'un dépotoir à proprement dit. Or, selon le président du comité de l'Environnement, le conseiller David Chernushenko, il est difficile, sans avoir toutes les données sous la main, de définir ce projet qui pourrait être un centre de recyclage de déchets industriels ou un dépotoir.

La Ville a énuméré ses doléances, mais elle n'a pas de pouvoir décisionnel en la matière, c'est le ministère de l'Environnement qui décidera du sort de ce projet. Absent mardi, le conseiller de Cumberland, Stephen Blais, a tenu à faire connaître son opposition par écrit à ce projet en disant que la province avait fait la sourde oreille aux préoccupations de la Ville.

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