De nouveaux tarifs pour les personnes à faible revenu

Les tarifs d'autobus pourraient diminuer entre 20 % et 60 % pour les personnes... (Archives, LeDroit)

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Les tarifs d'autobus pourraient diminuer entre 20 % et 60 % pour les personnes à faible revenu à Ottawa à compter de 2017 s'il n'en tient qu'au Comité du Transport en commun. Pour ce faire, il faudrait augmenter les tarifs pour d'autres catégories de clients, augmenter les taxes municipales ou demander au gouvernement ontarien de subventionner cette baisse qui pourrait s'élever à plus de 3 M$ par année.

La préférence, ce serait une baisse de 62 % du tarif actuel, ce qui ramènerait le prix à 41,75 $ par mois, a signifié Trevor Haché de la Healthy Transportation Coalition. Et pour les personnes à faible revenu qui ne peuvent se permettre cette somme, elles devraient pouvoir payer un tarif réduit à la pièce. Il a imploré le comité à offrir des tarifs alléchants aux personnes à faible revenu, quitte à demander aux gens qui garent leur voiture dans les parcs de voiture de payer 1 $ par jour, cinq jours-semaine, d'augmenter les taxes ou les frais dans les parcs de stationnement municipaux.

Selon un rapport interne déposé devant le comité, environ 15 % de la population d'Ottawa, soit 145 000 personnes sont considérées des personnes à revenu faible. De ce chiffre, environ 31 000 utilisent les autobus d'OC Transpo. Une proportion, soit 22 000 personnes, reçoit des subventions municipales, ce qui permet d'offrir des tarifs d'autobus réduits mais 8 800 démunis ne reçoivent aucune aide financière et n'utilisent pas l'autobus du tout.

L'expérience d'offrir un tarif réduit à l'intention des personnes dans le besoin a été tentée à Calgary où le tarif mensuel a été fixé à 44 $ soit une baisse de 55 %. Le manque à gagner de 5,5 M$ a été comblé grâce à une hausse des taxes municipales. Une dizaine de villes ontariennes ont déjà instauré un tarif spécial à l'intention des personnes à faible revenu.

À Ottawa, une baisse de 24 % signifierait un manque à gagner de 1,3 M$ tandis qu'une baisse de 62 % (tarif offert aux personnes âgées) se traduirait par un manque à gagner de 3,3 M$, une somme difficile à aller chercher auprès du gouvernement provincial, a reconnu le président du comité, Stephen Blais.

Naheed Khan, mère monoparentale de quatre enfants, a expliqué pour sa part à quel point il était difficile de joindre les deux bouts. Son billet d'autobus est payé grâce à des programmes ontariens mais elle doit acheter trois billets d'autobus par mois pour ses enfants, soit environ 300 $ et payé son loyer de 1300 $. Elle aurait peut-être une vraie vie si elle devait payer ses billets d'autobus moins chers, a-t-elle fait valoir.

Le Comité du Transport en commun se penchera sur une nouvelle structure des tarifs le 15 juin.

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