Uber refuse de suspendre ses activités à Ottawa

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Chris Schafer, directeur des politique publiques d'Uber Canada, a indiqué que des négociations sont en cours concernant la possibilité de suspendre le service pendant qu'Ottawa se penche sur le sort de l'industrie du taxi.

Etienne Ranger, LeDroit

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La compagnie Uber refuse de s'engager à cesser ses activités sur le territoire de la Ville d'Ottawa jusqu'à ce que le conseil municipal se prononce sur son sort.

Interrogé à ce sujet jeudi, le directeur des politiques publiques d'Uber Canada, Chris Schafer, est resté évasif, préférant dire qu'il y a des négociations en cours en ce sens.

«Donc, votre réponse, c'est non!» s'est indigné le conseiller Keith Egli. 

Selon lui, la compagnie Uber lui sert «la même réponse» qu'elle lui a servie la semaine précédente, à savoir que cette question faisait l'objet de discussions au plus haut niveau.

«Or cela ne me convainc pas qu'ils vont arrêter leurs activités», a précisé le conseiller lors d'une entrevue.

À ce chapitre, le directeur général d'Uber Canada, Ian Black, a soutenu que des milliers de personnes comptaient sur ce service pour se déplacer dans la capitale. À l'instar de son collègue, il n'a pas voulu dire si Uber fermerait temporairement ses portes, le temps que le conseil municipal étudie le dossier. «Voyons voir ce qui va se passer au cours de la prochaine semaine et demie», a-t-il signifié.

M. Egli reproche également à la compagnie Uber de ne pas obliger ses chauffeurs à suivre un cours de formation à l'intention des chauffeurs au Collège Algonquin, comme cela est obligatoire pour les chauffeurs de taxi.

Or selon M. Schafer, ce genre de cours donne de moins bons résultats que la formation en ligne offerte par Uber à ses chauffeurs. De peine et misère, il a fini par admettre toutefois que cette formation en ligne n'était obligatoire que si un chauffeur faisait l'objet d'une plainte ou qu'il avait été suspendu. 

C'est un peu comme mettre la charrue devant les boeufs, a protesté M. Egli.

Les chauffeurs d'Uber, dont bon nombre sont des contractuels à temps partiel, aiment bien faire une dizaine d'heures par semaine ou moins comme source de revenu supplémentaire pour se payer un voyage en famille, par exemple, a expliqué M. Schafer.

Tous les chauffeurs d'Uber doivent se soumettre à une vérification de leurs antécédents judiciaires, s'est-il permis d'ajouter. Uber a 2000 chauffeurs à Ottawa et environ 100 000 clients.

La compagnie ne veut pas de caméra de surveillance

La compagnie Uber refuse de s'engager à... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit) - image 3.0

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Patrick Woodbury, Archives LeDroit

Les caméras de surveillance n'ont pas leur place dans les voitures de la compagnie Uber, a répété jeudi l'un des cadres de la compagnie, Chris Schafer. 

Interrogé à plusieurs reprises à ce sujet par le comité des services communautaires et de protection, M. Schafer a fini par dire que ces caméras n'étaient pas nécessaires, car les transactions peuvent être retracées.

Étant donné qu'il faut réserver une voiture Uber en ligne grâce à une application sur un téléphone intelligent, il est facile de retracer le nom du passager et du chauffeur, a-t-il expliqué. De plus, il en coûterait environ 1000$ pour installer une telle caméra vidéo dans les voitures Uber. 

Selon M. Schafer, cette mesure - qu'il qualifie de «taxe» - pénaliserait les chauffeurs d'Uber, dont la moitié consacre moins de 10 heures par semaine à cet emploi.

«Je ne comprends pas d'où vient cette résistance», a coupé le conseiller Eli El-Chantiry.

M. Schafer a ajouté qu'il n'y avait également aucun paiement en comptant à bord des voitures Uber, ce qui minimise les possibilités de vol. 

C'est un nouveau modèle d'affaires qui comprend des mesures de sécurité intégrées que le vieux modèle des taxis traditionnels ne peut offrir, a conclu le directeur des politiques publiques d'Uber Canada. Les services de taxi dans la capitale doivent être dotés de caméras, un outil qui a fait ses preuves, ont noté quelques conseillers.

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