Uber pilonné de questions

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Etienne Ranger, LeDroit

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Les conseillers de la Ville d'Ottawa ont réservé un accueil plutôt timide au représentant de la compagnie Uber, Chris Schafer, qui a dû s'expliquer tant bien que mal sur ses intentions, refusant de dire si Uber cesserait d'offrir ce service illégal jusqu'à ce que le conseil municipal se prononce sur son sort.

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Mécontents de voir Uber circuler dans les rues d'Ottawa, plus de 150 chauffeurs de taxi ont pris place dans la salle de réunion du conseil.

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Mécontents de voir Uber circuler dans les rues d'Ottawa, plus de 150 chauffeurs de taxi ont pris place dans la salle de réunion du conseil, où se dérouleront pendant plusieurs jours les audiences du Comité sur les services communautaires et de la protection de la Ville d'Ottawa.

Ce comité se penche sur l'industrie du taxi et les nouvelles compagnies de transport privé telles que la compagnie Uber. Plus d'une centaine de groupes ou d'individus veulent y faire entendre leur voix.

D'entrée de jeu, la présidente du comité, la conseillère Diane Deans, a indiqué qu'il était important de faire une place à Uber pour desservir la population de la région d'Ottawa qui réclame ce service. Elle a toutefois rappelé qu'il appartenait aux clients et aux chauffeurs d'Uber de fixer les tarifs. Le rôle des autorités municipales sera, le cas échéant, de réglementer les activités d'Uber qui circule illégalement dans les rues d'Ottawa depuis un an et demi. 

La sécurité des passagers est d'importance primordiale, ont fait savoir bon nombre de conseillers. Plusieurs de leurs questions sont toutefois restées sans réponse.

Excédé, le conseiller Riley Brockington a indiqué qu'Uber posait des obstacles chaque fois qu'il voulait en savoir davantage sur les mesures de sécurité adoptées par la compagnie. Il a eu droit à une salve d'applaudissements de la part des chauffeurs de taxi dans la salle. À son tour, le conseiller Jean Cloutier du quartier Alta Vista a voulu savoir qui acquittait les amendes des chauffeurs d'Uber. Il a eu pour toute réponse que la compagnie soutenait ses chauffeurs. Le conseiller George Darouze a souligné pour sa part qu'Uber n'inspirait pas confiance.

De son côté, l'industrie du taxi s'est dite prête à livrer une concurrence aux Uber de ce monde pourvu que les règles du jeu soient les mêmes pour tous. Selon Hanif Patni, de Coventry Connections, la Ville ne peut pas demander aux chauffeurs de taxi de se soumettre à des normes plus élevées que celles qui sont imposées aux chauffeurs d'Uber. 

À cet égard, Tony Haggar, propriétaire d'un permis de chauffeur de taxi, a indiqué qu'il faudrait bannir le service Uber, car il fait mal aux 2500 familles de chauffeurs de taxi à Ottawa.

«J'ai investi toute ma vie durant pour me procurer un permis de taxi qui m'a coûté plus de 200 000$ parce que je croyais que je m'étais assuré un bon emploi. Il y a 1500 taxis à Ottawa, mais pour ces types, il n'y a aucune limite quant au nombre de chauffeurs qu'ils peuvent embaucher.»

Vu l'intérêt manifesté par ce dossier brûlant, le conseil municipal a retardé l'entrée en vigueur d'un nouveau cadre réglementaire du 30 juin au 30 septembre.

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