Péage et taxe d'entrée à l'étude

Une étude sur les causes de la congestion... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

Agrandir

Une étude sur les causes de la congestion routière dans la capitale et les moyens d'y remédier pourrait bien être entreprise.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

S'il n'en tient qu'au comité des transports, la Ville d'Ottawa entreprendra une étude sur les causes de la congestion routière dans la capitale et les moyens d'y remédier.

Un vaste éventail d'options est sur la table, dont la création de postes de péage et l'imposition d'une taxe d'entrée au centre-ville, mais rien n'est automatique. En fait, cette idée d'une taxe d'entrée à laquelle s'oppose le maire Jim Watson ne fait pas consensus.

Le conseiller du quartier Capitale, David Chernushenko, a dû adoucir la portée de sa motion originale pour convaincre une majorité de ses collègues de voter en faveur de cette étude. Il a d'abord proposé que les employés de la Ville se penchent sur des modèles d'utilisateur-payeur, ce qui, aux yeux de plusieurs, signifiait automatiquement l'imposition de taxes liées à la congestion routière. Il a finalement rallié la majorité des conseillers à sa cause en modifiant sa motion pour dire que cette étude porterait sur les causes de la congestion routière et les solutions à y apporter.

Le conseiller de Cumberland, Stephen Blais, s'est dit plus à l'aise avec cette dernière mouture qui ne tire pas de conclusions d'avance.

«La motion originale tirait la conclusion qu'il fallait imposer des frais d'utilisateur donc, trouvons des moyens d'imposer des frais aux gens, s'est offusqué M. Blais. C'est absolument ridicule...»

Il s'oppose carrément à cette notion de taxe d'entrée au centre-ville pour les gens qui prennent leur voiture. La congestion routière a plusieurs causes, a-t-il indiqué, et donc les solutions devraient être tout aussi variées: éliminer l'interdiction de tourner à gauche dans les rues du centre-ville, créer des ronds-points, allonger la séquence des feux de circulation.

«Donc il y a plusieurs solutions qui ne sont pas liées à de nouvelles taxes ou à des frais d'utilisateur», a insisté M. Blais lors d'un point de presse.

Laisser passer le train

 Le conseiller Bob Monette estime pour sa part que les choses vont trop vite car le train léger dont la mission première est de réduire la congestion routière, n'est pas encore en marche. L'un de trois dissidents, il a voté contre la motion de M. Chernushenko. D'une part, cette étude n'est pas justifiée car la Ville d'Ottawa a déjà investi massivement dans le projet coûteux de train léger et d'autre part, l'imposition de frais ou d'une taxe d'entrée pénaliserait les banlieusards et les gens des communautés rurales, a-t-il fait valoir.

M. Chernuschenko estime que cette option de taxe d'entrée devrait être une option de dernier recours. Mais elle pourrait s'avérer utile, par exemple, pour réduire la circulation routière sur la promenade menant vers l'aéroport international d'Ottawa.

Dans le meilleur des cas, rien ne se concrétisera avant plusieurs années car cette idée d'une étude sur la congestion routière doit d'abord être entérinée par le conseil municipal et les solutions qu'elle recommandera, le cas échéant, devront être intégrées au plan directeur des transports qui sera livré en 2019.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer