Réforme du taxi: Watson ferme la porte à une indemnisation

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L'industrie du taxi fera connaître ses doléances devant un comité municipal jeudi.

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Le maire Jim Watson se dit ouvert à des propositions pour atténuer les craintes des chauffeurs de taxi d'Ottawa face à l'arrivée de la compagnie de transport privée Uber sur leur territoire. Il n'est toutefois pas question d'indemniser ces derniers, qui craignent de perdre leur clientèle au profit d'Uber et de voir leur revenu fondre.

Selon M. Watson, la Ville n'a pas l'intention de subventionner les propriétaires de taxis qui ont peut-être acheté des plaques d'immatriculation «à un prix relativement bas», mais qui ont pris de la valeur avec les années.

Or, ces propriétaires estiment que leur investissement ne vaut plus ce qu'il était, car la concurrence est plus vive depuis qu'Uber circule sur leur territoire. Les tarifs des voitures Uber, que l'on réserve grâce à une application sur un téléphone intelligent, sont généralement moins élevés que ceux de l'industrie du taxi. 

À la demande de la Ville, la société d'experts-conseils KPMG s'est penchée sur le phénomène Uber. Elle a proposé de nouvelles règles pour encadrer les activités d'Uber tout en assouplissant les règles pour l'industrie du taxi. Mais a priori, il n'est pas question de dédommager les chauffeurs de taxi pour les pertes subies, signale le maire Watson.

«C'est comme toute autre chose, le marché boursier, ou le prix de votre maison ou un investissement, ce n'est pas aux autorités de subventionner la perte d'investissements. Alors personnellement, je n'appuie pas cette idée de dédommager les propriétaires. La très grande majorité des gens de l'industrie du taxi ne sont pas des propriétaires de plaques, ce sont des individus qui ont payé une somme considérable à ces propriétaires pendant des années pour avoir le droit de conduire (la voiture de ces premiers).» 

L'industrie du taxi fera connaître ses doléances jeudi devant un comité municipal. Le maire a rappelé que rien n'était coulé dans le béton et qu'il serait ouvert à toute proposition raisonnable pour améliorer le projet de règlement proposé.

Le maire s'oppose à une taxe d'entrée au centre-ville

Le maire d'Ottawa ne favorise pas la mise sur pied d'une taxe d'entrée dans la ville à l'intention des automobilistes comme cela se fait à Londres, en Angleterre.

Selon Jim Watson, d'une part, les automobilistes ont déjà beaucoup de frais à absorber tels que l'essence et il n'est pas question de leur demander de payer une taxe d'entrée. La meilleure façon de réduire la congestion routière dans le centre-ville, selon le maire, c'est d'encourager les gens à utiliser les transports en commun, d'où l'importance de concrétiser son projet de train léger. 

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