Réforme du taxi: le maire Watson appuie la proposition

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La porte menant à la légalisation des services de transport privé comme le géant Uber s'ouvre de plus en plus à Ottawa.

Dans un courriel acheminé à ses collègues de la table du conseil, vendredi, le maire Jim Watson se dit totalement en accord avec les recommandations du personnel municipal en lien avec la réforme de la réglementation et des services de taxi et de limousine, présentée aux élus la veille.

Le premier magistrat de la capitale nationale soutient qu'avec les nouvelles règles du jeu proposées, élaborées à la lumière d'un rapport produit par la firme KPMG, l'industrie du taxi traditionnel aura tout ce qu'il faut pour «se battre à armes égales avec ses concurrents». 

«Nous devons lever les restrictions qui pèsent inutilement sur l'industrie du taxi en corrigeant les injustices qui perdurent, pour que cette industrie soit en mesure de faire face à la concurrence et de se réinventer. [...] Plus de 6000 personnes ont participé au processus de consultation sur le sujet et j'estime que le rapport du personnel traduit bien les attentes du public pour le XXIe siècle. Si nous voulons qu'Ottawa reste la ville du futur, nous ne pouvons fermer les yeux sur les avancées technologiques et les nouveaux procédés commerciaux», écrit M. Watson. 

Le maire rappelle qu'il a depuis le jour 1 du débat toujours promis de trouver un moyen pour uniformiser les choses en imposant un meilleur encadrement aux nouveaux arrivés sur le marché tout en assouplissant les restrictions des taxis. 

Dans cette optique, rappelons que les fonctionnaires municipaux suggèrent entre autres de permettre aux exploitants de taxis d'offrir des rabais aux clients qui utilisent une application pour réserver leur trajet, l'élimination des frais de 1,50$ qui s'appliquent aux paiements par carte de crédit ou de débit, l'abaissement du coût du permis de chauffeur de taxi de 170$ à 96$, la suppression des normes concernant la taille de l'habitacle et du coffre ainsi que l'abolition du cours standard du Collège Algonquin imposé aux chauffeurs de taxi, lequel coûte 820$. L'âge maximal des véhicules pourrait quant à lui passer de huit à dix ans et les chauffeurs de taxi pourraient conserver l'exclusivité des voies et stations réservées aux taxis.

La porte menant à la légalisation... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit) - image 2.0

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Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

Le maire Watson se rallie aussi au personnel municipal sur la question d'imposer les mêmes exigences en matière d'assurance commerciale, de frais d'agent, d'âge du véhicule, de vérification d'antécédents et de caractéristiques du véhicule pour tous les types de véhicules de location, y compris ceux des exploitants privés tels qu'Uber. Les tarifs pour une course devraient par exemple être fixés à l'avance et des frais supplémentaires de 0,105$ par déplacement seraient applicables pour couvrir le frais d'inspection.

«Je suis conscient qu'il y a de nombreuses divergences d'opinion sur la question, mais je crois que la Ville a su trouver un juste milieu», conclut Jim Watson.

En vigueur dans trois mois?

Une réunion publique du Comité des services communautaires et de protection aura lieu à ce sujet le 7 avril et les nouvelles règles, si elles sont adoptées, pourraient être en vigueur dans trois mois. 

Uber est présent dans la capitale depuis octobre 2014.

Au début de l'année, Edmonton est devenue la toute première ville canadienne à modifier sa législation afin de permettre aux taxis et aux entreprises comme Uber de se côtoyer sur la route.

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