Contrer le «problème» des commerces d'avance de fonds

On compte 10 commerces d'avance de fonds sur... (Martin Roy, Archives LeDroit)

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On compte 10 commerces d'avance de fonds sur le chemin Montréal, déplore le conseiller du secteur, Mathieu Fleury.

Martin Roy, Archives LeDroit

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Le conseil municipal de la Ville d'Ottawa pourrait se doter de pouvoirs accrus pour contrôler la prolifération de commerces d'avance d'argent tels que les Money Mart sur le territoire de la ville.

Il faudrait modifier la Loi sur les municipalités en conséquence, croit le conseiller du quartier de Rideau-Vanier, Mathieu Fleury. Il a déposé un avis de motion à cet égard mercredi lors de la réunion du conseil municipal. Il souhaite avoir l'appui du conseil pour lui permettre de piloter ce dossier auprès du gouvernement ontarien.

Selon M. Fleury, il s'agit d'un problème «sérieux» auquel il faut donner suite. Dans le secteur Vanier qu'il représente, on compte 10 commerces d'avance de fonds sur le chemin Montréal, a-t-il déploré.

Pour sévir contre ce phénomène, les municipalités devraient pouvoir définir le nombre de ce type de commerces et identifier les secteurs où ils pourraient s'installer.

«Ce qu'ils font présentement, c'est qu'ils s'installent dans des quartiers à faible revenu et cela crée un cercle vicieux. Si des gens ont besoin d'argent pour manger ou payer leur loyer, ils se présentent à ces agences, et la même chose arrive la semaine d'après, ce qui fait qu'ils ont de la difficulté à rembourser leur dette. Les taux d'intérêt sont effarants.»

L'une des difficultés, c'est que plusieurs démunis s'adressent à ce genre d'agence pour pouvoir encaisser un chèque car souvent, ils n'ont ni carte de crédit ni carte de débit. Il faudrait peut-être regarder du côté des institutions de prêt pour pouvoir trouver une solution, a signalé M. Fleury.

Que la Ville d'Ottawa soit dotée de pouvoirs accrus ou non, cela ne changera rien aux Money Mart  qui existent en grand nombre à Vanier ou sur la rue Bank. Les efforts de la ville seront concentrés sur les nouvelles agences qui voudront ouvrir leurs portes. On désire empêcher celles-ci de prendre racine dans les quartiers les plus pauvres de la ville.

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