Critiqué, le chef de police se dit ouvert aux solutions

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Le chef de police d'Ottawa, Charles Bordeleau

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Quelques jours après qu'un policier d'expérience de la capitale ait ouvertement critiqué les façons de faire de son employeur dans la lutte contre la criminalité et que l'Association des policiers d'Ottawa ait réclamé la démission du président de la Commission des services policiers, Eli El-Chantiry, la tension était encore palpable lundi soir lors de la réunion mensuelle de l'organisation à l'hôtel de ville de la capitale. Habituellement peu nombreux à y assister, les agents du Service de police d'Ottawa y ont presque fait salle comble.

Rapidement, le chef du Service de police d'Ottawa (SPO) Charles Bordeleau a voulu se faire rassurant, se disant ouvert à ce que tout le monde travaille main dans la main en quête de solutions permettant d'améliorer le climat et les méthodes de travail. 

« Le message que je veux envoyer à mes membres, c'est qu'on est là pour eux et que nous sommes à leur écoute. On veut être transparent vis-à-vis ce qu'on fait avec eux et les supporter, car nous sommes conscients qu'ils ont un travail très difficile. [...] Je pense que ce n'est pas toujours la meilleure chose à faire que de transporter des discussions aussi difficiles sur la place publique, mais mon but est de poursuivre les pourparlers à l'interne afin de démontrer que nous comprenons les inquiétudes de nos membres », a-t-il indiqué aux journalistes, à qui il ne s'est adressé, pour une très rare fois, qu'à la fin d'une rencontre à huis clos.

Le grand patron du corps policier a aussi précisé que lui et le chef adjoint Ed Keeley avaient récemment rencontré Paul Heffler, le policier qui a exprimé sa frustration face à la gestion du SPO dans un courriel envoyé à tous les policiers de la capitale. 

« On a voulu savoir quelles étaient ses inquiétudes, qui datent de pas mal longtemps. C'est une accumulation de frustrations. On a parlé ensemble et il fera partie d'un nouveau comité pour les patrouilleurs afin de trouver des solutions », affirme M. Bordeleau. 

Un sondage triennal interne rendu public l'automne dernier a notamment permis de révéler que 37 % des employés du SPO se sentent désengagés au travail, alors que 40 % se disent désengagés par moments. Le manque d'effectifs et de considération de la part de l'employeur étaient quelques-uns des aspects négatifs pointés du doigt par les membres.

Après plusieurs années de gel d'embauche, le chef Bordeleau a tenu à rappeler lundi que 25 nouveaux agents joindront les rangs du SPO cette année et que 50 autres s'ajouteront d'ici 2018, sans compter que les postes laissés vacants par des départs à la retraite sont comblés.

Depuis le début de l'année, cinq homicides sont survenus à Ottawa, en plus d'une quinzaine de fusillades.

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