La réplique technologique des taxis de la capitale

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La messagerie texte est aussi utilisée depuis quelques mois. Les clients peuvent envoyer un texto au numéro de la centrale afin de réserver un véhicule.

Martin Roy, LeDroit

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Près d'un an et demi après que la guerre entre les taxis d'Ottawa et Uber se soit déclarée, Coventry Connections enregistre une baisse d'achalandage oscillant autour de 30%. Alors qu'il est de plus en plus facile de héler un taxi du bout des doigts à l'aide de son téléphone cellulaire, deux compagnies de la capitale se sont associées à l'application française eCab en réponse à la révolution dans l'industrie et pour offrir un service comparable en terme de technologie.

La nouvelle technologie qui sera utilisée par Blueline et Capital Taxi dès le 23 mars prochain permettra, tout comme l'application utilisée par Uber, de réserver un taxi à l'avance, de recevoir un décompte en temps réel de l'endroit séparant le taxi du point de rencontre et de payer soit à l'aide d'une carte de crédit via l'application ou en argent comptant au chauffeur. eCab est compatible avec les téléphones Apple et Android.

«L'industrie du taxi a besoin de changer des aspects du service. [...] La seule façon de demeurer compétitif pour nous c'est d'offrir un meilleur service, d'être là plus vite et que les gens comprennent que nos chauffeurs de taxi sont assurés et que leur trajet est plus sécuritaire comparativement à Uber qui n'est pas assujetti aux mêmes réglementations», explique Marc-André Way, vice-président de Coventry Connections.

L'avantage d'eCab, selon M. Way, repose sur la méthode de paiement en ligne, le choix du type de véhicule et la possibilité d'utiliser l'application dans sept pays. Des compagnies torontoises et vancouvéroises offrent déjà eCab à leur clientèle.

«Un outil efficace»

Les chauffeurs de taxi de la capitale demandent à leur employeur depuis plusieurs mois des outils afin d'être plus compétitifs sur le marché. Blueline, Capital et West Way ont chacune une application mobile qui permet de réserver un taxi, de connaître un estimé du tarif en vigueur pour la course demandée et de localiser la voiture à l'aide de la géolocalisation. 

Plusieurs conducteurs questionnés par LeDroit ont admis que l'application actuellement disponible est un outil efficace, mais que la compagnie doit continuer d'investir dans les nouvelles technologies afin de pouvoir déjouer Uber. «Je vois de plus en plus de clients qui réservent leur taxi à l'aide de l'application mobile. Je dirais environ 25% de mes passagers. Il faut continuer à aller dans ce sens», observe Pierre, un chauffeur qui arpente les rues d'Ottawa depuis plus de 40 ans. 

La messagerie texte est aussi utilisée depuis quelques mois. Les clients peuvent envoyer un texto au numéro de la centrale afin de réserver un véhicule. Un outil qui a fait ses preuves en peu de temps, estime le vice-président de Coventry Connections. «Il y a encore une majorité des demandes de taxis qui sont effectuées par un appel directement à la centrale. Par contre, nous avons plusieurs demandes qui viennent de la messagerie texte. Les textos et l'utilisation de l'application représentent 20% de nos demandes sur une base quotidienne.»

Malgré la baisse d'achalandage et les difficultés rencontrées au niveau de la compétitivité, Marc-André Way se dit confiant face à l'avenir. «On est en train de développer des outils et on travaille avec les chauffeurs et les syndicats pour simplifier les procédures par rapport à nos vieux systèmes de répartition.»

Par ailleurs, la Ville d'Ottawa procède à une révision de la réglementation municipale sur l'industrie du taxi. 

Une réunion du Comité des services communautaires et de la protection doit avoir lieu le 7 avril prochain afin de se pencher sur le sujet.

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