Gestion des eaux pluviales: les communautés rurales pourraient devoir payer

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La Ville d'Ottawa a adhéré au Réseau des villes francophones et francophiles de l'Amérique.

Etienne Ranger, LeDroit

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Les communautés rurales de la Ville d'Ottawa pourraient devoir payer pour la gestion des eaux pluviales, à l'avenir, tout comme les résidents des secteurs urbains. En revanche, la facture des services d'eau et d'égout devrait baisser pour tout le monde.

La Ville se penche sur l'efficacité du barème actuel de redevances, qui comprend les frais liés à la gestion de l'eau potable, des eaux usées et des eaux pluviales. Tout est calculé en fonction du volume de consommation du foyer, tel qu'indiqué sur le compteur d'eau.

Quelques options sont à l'étude. D'emblée, on désire répartir plus équitablement les redevances touchant la gestion des eaux pluviales entre les zones rurales et urbaines. Dans les secteurs urbains, environ 7000 à 8000 foyers ne paient aucune redevance pour la gestion des eaux pluviales, car ils ont un puits ou une fosse septique privée. Dans les communautés rurales, quelque 47 000 foyers ruraux ne sont pas branchés au système d'eau et d'égout de la Ville d'Ottawa et donc, ne payent rien pour les services d'eaux pluviales tels que les ponceaux et les drains.

«Dans les communautés rurales, on paye zéro, précise Isabelle Jasmin, trésorière adjointe de la Ville d'Ottawa.

C'est le cas depuis la fusion de Cumberland, Stittsville, West Carleton, Goulbourn et Osgoode, entre autres, avec la ville d'Ottawa en 2001. Avant cette fusion, ces municipalités rurales finançaient leurs services d'eaux pluviales à même les taxes municipales.»

Si l'on retient l'option d'une facturation distincte pour les services d'eaux pluviales, tous les résidents dans les zones urbaines et rurales paieraient environ 7 $ ou 8 $ par mois, un montant qui serait ajouté au compte de taxes foncières.

Il se pourrait également que l'on demande aux grandes surfaces commerciales, comme les centres commerciaux, de payer davantage pour la gestion des eaux pluviales.

Autre solution avancée: puisque les efforts de conservation ont porté fruit et que la consommation d'eau est en baisse à Ottawa, et par ricochet, les recettes qui en découlent, la Ville pourrait décréter qu'une proportion des redevances liées aux services d'eau et de gestion des eaux usées, soit 20%, soit des frais de service fixes.

«Le but, c'est de stabiliser les revenus et de rendre le système plus équitable», explique Mme Jasmin.

Une série de consultations publiques aura lieu à compter du 21 mars.

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