La capitale veut éliminer 80% de ses GES

La Ville d'Ottawa vise à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de... (Charlie Riedel, Archives AP)

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Charlie Riedel, Archives AP

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La Ville d'Ottawa vise à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de l'ordre de 80% par rapport aux niveaux de 2012 d'ici 2050.

Le comité de l'environnement a adopté une motion en ce sens mardi. Il y a eu une seule voix de dissension, celle du conseiller Scott Moffatt, qui s'y est opposé en disant que cette cible était inatteignable.

Or, pour le président du comité, David Chernushenko, la Ville d'Ottawa doit se doter d'objectifs «ambitieux» pour lutter contre les effets des changements climatiques avant qu'il ne soit trop tard.

Les dangers des changements climatiques sont incontestables, a-t-il fait valoir, et il faut bouger.

«Ce n'est pas nécessaire d'avoir un plan d'action avant de fixer une cible», a signalé M. Chernushenko. Le moment est bien choisi, croit le conseiller du quartier Capitale, car les «astres s'alignent» avec le gouvernement ontarien et le gouvernement de Justin Trudeau qui partagent la même vision au sujet de l'impact des changements climatiques. Le maire de la Ville d'Ottawa, Jim Watson, est également sur cette même longueur d'ondes, s'est-il réjoui.

Message «inhabituel»

M. Chernushenko s'est dit ravi d'avoir le soutien de la ministre fédérale de l'Environnement et du Changement climatique, Catherine McKenna, qu'il connaît bien. Elle voulait se présenter devant le comité de l'environnement pour entériner cet objectif de réduction des gaz à effet de serre de 80%.

Puisqu'elle n'a pu s'y rendre, elle a envoyé un message au comité, que M. Chernushenko a résumé à la presse: «Le message en général disait "j'aime bien ce que je vois, ça va nous aider au niveau fédéral", parce quelle reconnaît qu'ils peuvent annoncer au niveau fédéral tout ce qu'ils veulent, mais si ce n'est pas mis en place par les villes et les municipalités, ils ne vont pas accomplir ce qu'ils veulent.»

M. Chernushenko a reconnu que c'était «inhabituel» pour une ministre fédérale d'envoyer un message aux membres du comité avant la tenue d'un vote important sur cet objectif de 80%, mais il l'interprète comme une offre de collaboration et non «de la pression» pour faire pencher le comité en faveur de cette proposition.

La Ville d'Ottawa avait étudié une stratégie de lutte contre les effets des changements climatiques en 2014, mais elle n'avait pas fixé d'objectifs à très long terme. Les élus reverront leur plan d'attaque l'an prochain dans le cadre d'une stratégie sur l'énergie renouvelable.

Diverses mesures seront prises pour atteindre cette cible de 80%, mais rien n'est encore coulé dans le béton. On pourrait envisager par exemple un nouveau Code du bâtiment qui imposerait des normes de construction plus élevées et des mesures incitatives pour encourager l'usage des transports en commun.

Selon le directeur d'Écologie Ottawa, Graham Saul, la capitale prend ainsi un virage important.

C'est le début «d'une nouvelle phase», a-t-il expliqué aux journalistes.

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