Deux projets, deux visions pour LeBreton

«Dans les années 1960, il y avait 7000 personnes qui... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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«Dans les années 1960, il y avait 7000 personnes qui habitaient là. Avec notre projet, ça va ramener au-dessus de 7000 personnes qui vont y vivre», a affirmé le promoteur Gilles Desjardins vendredi, l'un des partenaires de RendezVous LeBreton.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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Deux visions s'affrontent pour le redéveloppement des plaines LeBreton.

D'un côté, on propose de créer une offre diversifiée d'attractions touristiques, dont des musées, un aquarium et un skatepark intérieur (le projet LeBreton Ré-Imaginé). De l'autre, on mise sur une forte densification urbaine grâce à la construction d'une variété d'habitations, dont des appartements à prix modique (le projet IllumiNATION LeBreton).

Au coeur de ce dernier projet, fruit du consortium RendezVous LeBreton, trônerait un aréna de la Ligue nationale de hockey pouvant accueillir des dizaines de spectacles chaque année.

Le groupe piloté par le propriétaire des Sénateurs d'Ottawa, Eugene Melnyk, assure avoir fait ses devoirs. Construire des milliers de logements (4400 sur 20 ans), est la meilleure façon de donner une âme à cette étendue désertée depuis plus de 50 ans.

«Dans les années 1960, il y avait 7000 personnes qui habitaient là. Avec notre projet, ça va ramener au-dessus de 7000 personnes qui vont y vivre», a affirmé le promoteur gatinois Gilles Desjardins vendredi, l'un des partenaires de M. Melnyk dans l'aventure LeBreton.

Sans une masse critique de résidents, les plaines resteraient désertes après 17h, à l'image des centres-villes de Gatineau et d'Ottawa, croit le directeur général du développement du marché de l'Ontario chez Brigil, Martin Chénier.

«Si on gaspille le terrain en créant d'autres bâtiments publics qui ferment leurs portes à 17h, on va se ramasser encore avec d'autres endroits qui n'ont aucune vie après ces heures d'ouvertures», estime-t-il.

«C'est notre vision de créer une mixité commerciale et résidentielle pour qu'il y ait une vie continue, du matin jusqu'au soir, sept jours sur sept.»

Un appétit en hausse pour les condos

Les concepteurs du projet concurrent, DCDLS (Devcore, Canderel, Desmarais, Laliberté, Sinclair), estiment que M. Melnyk et compagnie font fausse route. Selon eux, le marché du condominium à Ottawa n'est tout simplement pas assez important pour absorber les quelque 4400 unités que prévoient leurs adversaires.

Gilles Desjardins assure avoir «confiance dans le marché de la capitale nationale». Selon lui, l'appétit des acheteurs pour les condos est en hausse.

«Les familles sont de plus en plus petites et les jeunes veulent vivre au centre-ville», dit-il, ajoutant que la densification urbaine apporte aussi de nombreux avantages au chapitre de l'environnement.

La population a jusqu'au lundi 8 février pour participer à la consultation en ligne. La Commission de la capitale nationale (CCN) a déjà reçu plus de 4600 commentaires de citoyens jusqu'à présent.

Quelques dates à retenir

Février 2016: examen du comité d'évaluation

Mars 2016: recommandation du comité d'évaluation au conseil d'administration de la CCN

Été/automne 2016: négociations avec le promoteur recommandé

Automne 2016: processus d'approbation fédérale

Début 2017: annonce du promoteur retenu

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