Un livre sur l'histoire disparue de la capitale

  • Dans les années 1930, l'architecte Jacques Gréber avait demandé des clichés d'Ottawa afin de mieux connaître la ville. (Bibliothèque et Archives Canada)

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Tout a commencé par une remarquable trouvaille: une collection de photos empilées dans le fond d'une boîte de carton dans un coin poussiéreux de l'immeuble abritant Bibliothèque et Archives Canada, rue Wellington.

Sur ces clichés figure dans certain cas une tranche disparue de l'histoire d'Ottawa, passée à la trappe par l'architecte français Jacques Gréber, a qui on doit le Projet d'aménagement de la capitale nationale, publié en 1950. Avant de composer son plan, Gréber, qui n'avait pas encore mis les pieds dans la capitale, a voulu qu'on lui fournisse une série de clichés, dans les années 1930, afin d'apprendre à connaître les lieux. 

L'urbaniste responsable de la densification à la Ville d'Ottawa, Alain Miguelez, a voulu consolider cette collection dans un livre, Transforming Ottawa, tiré à seulement 500 exemplaires qui se sont tous vendus en quelques semaines. L'auteur souhaite publier une réédition de son ouvrage grâce à une campagne de sociofinancement qui se termine ce vendredi. Le Franco-Ontarien n'écarte pas une éventuelle traduction de son «beau livre».

Pour l'urbaniste spécialisé dans la densification, le Plan Gréber, dont environ 70% ont été mis à exécution, est une véritable «horreur». 

Gréber a notamment été influencé par l'architecture nazie et américaine, qui privilégiait à l'époque le dispersement des populations sur un grand territoire.

Il a donc décidé de raser des quartiers industriels entiers au coeur d'Ottawa, dont celui des plaines LeBreton. Mais en évinçant les ouvriers de leurs logements, Gréber, avec la complicité des autorités municipales et fédérales de l'époque, a aussi chassé les industries, déplore M. Miguelez.

Les citoyens d'Ottawa en paient encore le prix aujourd'hui. La dépendance à la fonction publique du marché de l'emploi n'est pas un hasard, soutient-il. 

«Au lieu de se déplacer ailleurs à Ottawa, les industries sont parties s'installer à Montréal et Toronto», explique M. Miguelez.

Gréber a réussi quelques bons coups, selon l'urbaniste: convaincre la Ville d'Ottawa d'enterrer les fils électriques dans une partie du centre-ville et de se doter d'institutions culturelles d'envergure, en plus de faire le ménage dans l'enchevêtrement de rails sur son territoire.

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