Bilinguisme: des suggestions pour la capitale

Le MOCOB estime que cette approche permettrait de... (Patrick Woodbury, archives LeDroit)

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Le MOCOB estime que cette approche permettrait de protéger les acquis tout en laissant une flexibilité au conseil municipal au niveau de l'étendue de l'offre de services dans la langue de Molière.

Patrick Woodbury, archives LeDroit

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Après des mois de consultations et de délibérations, le Mouvement pour une capitale du Canada officiellement bilingue (MOCOB) a présenté une suggestion de marche à suivre pour l'obtention d'un statut bilingue officiel pour la Ville d'Ottawa.

Le comité qui accouchait vendredi de cette suggestion d'approche législative pour qu'Ottawa devienne officiellement bilingue était composé de dizaines de personnes. Des juristes, des représentants du monde académique, des gens d'affaires, ainsi que de nombreux organismes comme l'ACFO d'Ottawa, le Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO) et la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO), pour ne nommer que ceux-ci.

«Il y avait beaucoup d'interlocuteurs, ç'a pris du temps à en venir là», reconnaît François Larocque, vice-doyen à la Section de common law de la Faculté de droit de l'Université d'Ottawa.

Me Larocque soutient d'entrée de jeu que l'approche retenue s'est grandement inspirée des propos du maire d'Ottawa, Jim Watson, dans ce dossier. Le premier magistrat de la capitale a souvent répété qu'il ne voyait pas la nécessité d'un statut officiel pour le bilinguisme à Ottawa puisque la politique actuelle de la Ville est efficace, à son avis. Le comité l'a pris au mot alors que cette politique est reprise pratiquement dans son ensemble.

Si la Ville d'Ottawa suit ces recommandations, le conseil municipal votera une résolution pour demander au gouvernement provincial de modifier la loi constitutive de la Ville d'Ottawa pour qu'on y reconnaisse «le caractère bilingue», «le statut de capitale du Canada» et «l'égalité du français et de l'anglais».

Obtenir plus, déranger moins

En parallèle, la Ville devrait adopter un nouveau règlement municipal sur le bilinguisme. François Larocque estime que cette approche permettrait de protéger les acquis tout en laissant une flexibilité au conseil municipal au niveau de l'étendue de l'offre de services en français dans l'avenir.

En somme, la Ville ne serait pas obligée, du jour au lendemain, d'offrir de nouveaux services et personne au sein de l'appareil municipal ne perdrait son emploi. L'objectif du comité est uniquement d'assurer que les francophones puissent obtenir des services en français.

«C'est ce qui nous a semblé le plus raisonnable et le plus susceptible de passer à l'hôtel de ville et à Queen's Park. C'est l'approche qui dérange le moins tout en permettant d'obtenir le plus.»

L'avenir dira si Jim Watson changera son fusil d'épaule à la lecture de ce document.

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