Ottawa, ville francophile

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La Ville d'Ottawa a adhéré au Réseau des villes francophones et francophiles de l'Amérique.

Etienne Ranger, LeDroit

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Après mûre réflexion, la Ville d'Ottawa a décidé d'adhérer au Réseau des villes francophones et francophiles de l'Amérique. La nouvelle a été confirmée d'abord par le Centre de la francophonie des Amériques qui avait lancé l'initiative à l'automne.

La présidente du conseil d'administration du Centre, Diane Blais, s'est réjouie de l'entrée en scène d'Ottawa, ville centrale et capitale nationale qui a un lien avec la francophonie mais qui n'était pas encore sur les rangs.

Elle reconnaît que «le réflexe d'Ottawa était normal», dit-elle, car «au départ, les villes se demandaient ce que ça allait donner, ce réseau».

Pour sa part, la présidente de la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l'histoire d'Orléans, Nicole Fortier, ne cachait pas sa joie.

«Comme communauté francophone vibrante, on voulait être là», s'est-elle exclamée en apprenant la nouvelle.

Selon elle, ce réseau va mettre en vedette la francophonie et il était impensable qu'Ottawa n'en fasse pas partie. Cette participation de la Ville mettra la francophonie à l'honneur, donnera de la visibilité aux quartiers francophones d'Ottawa et permettra d'attirer visiteurs et locuteurs francophones dans la région, a-t-elle fait valoir.

Le Réseau des villes francophones et francophiles a été lancé au terme d'un congrès de fondation en octobre à Québec. Environ 80 villes du continent y ont adhéré, y compris Calgary, Winnipeg, des villes en Guadeloupe, en Martinique et aux États-Unis.

Jusqu'à hier, Ottawa n'en faisait pas partie, ce qui en laissait certains perplexes.

Mais quel meilleur moment d'adhérer au réseau des villes francophones, à l'aube des célébrations du 150anniversaire du Canada en 2017, où la Ville d'Ottawa avait promis des événements grandioses.

«Si vous voulez qu'Ottawa 2017 soit éclatante, alors il faut s'éclater!», a renchéri Mme Fortier, sourire en coin, d'autant plus «que ça ne coûte rien.»

Le conseiller Jean Cloutier du quartier Alta Vista a réussi à persuader le Département des services en français de la Ville de participer à ce réseau qui n'a pas eu «d'hésitation» à accepter, a-t-il avancé. Il y a cependant eu certains délais, a-t-il avoué, en raison des consultations budgétaires de l'automne. Le conseiller Cloutier n'a pas rencontré le maire Watson à cet effet, dit-il, mais il n'a pas eu de difficulté à convaincre qui que ce soit d'adhérer au réseau.

«Ça s'est fait aussi vite que ça s'est fait, a-t-il signalé. Je ne vois rien d'anormal.»

Si d'autres villes comme Calgary et Winnipeg ont devancé Ottawa, cela ne veut pas dire, selon lui, que celles-ci offrent de meilleurs services en français que la capitale.

«On n'a pas hésité, on était très prêts à y participer», a rajouté le conseiller Bob Monette du quartier Orléans, qui y voit de bonnes occasions de réseautage.

Le Réseau des villes francophones et francophiles veut lancer un circuit touristique en ligne où il sera possible de visiter les villes, villages, régions, quartiers, commerçants et librairies francophones d'un bout à l'autre du continent.

Par exemple, ce circuit virtuel pourrait partir du Québec, aller jusqu'au Maine et descendre jusqu'à la Louisiane.

En partenariat avec le Centre de la francophonie qui a développé une application en ligne, le Réseau veut aussi tisser des liens et faire valoir la culture, les entreprises francophones, l'économie, la généalogie et l'histoire des communautés francophones. «On pourrait se retrouver avec une liste de tous les dentistes francophones en Amérique», cite Mme Blais comme exemple.

Elle rappelle qu'il n'y a aucun frais pour devenir membre du Réseau, ce qui ne veut pas dire que les villes-membres n'ont rien à faire.

«Si on veut bâtir un circuit touristique, ça prend de l'information.»

Un autre grand avantage, fait valoir Mme Blais, c'est la bibliothèque numérique en ligne du Centre de la francophonie où 6000 auteurs francophones de l'Amérique sont à l'honneur. On peut emprunter en ligne gratuitement. Les écoles, notamment, pourront y avoir accès.

Selon elle, la création de ce réseau a dépassé toutes les attentes. La preuve, dit-elle, que «le français a sa place, que c'est plus qu'une langue qu'on veut défendre, c'est une langue bien présente au niveau de sa culture, de son économie.»

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