De l'«audace» pour le 150e de la Confédération

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Un des objectifs de la Ville d'Ottawa est de changer une fois pour toutes la perception que les gens ont de la capitale.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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Alors que d'importantes festivités sont en préparation pour 2017 aux deux extrémités de l'autoroute 417, il est hors de question que la ville d'Ottawa, la conservatrice à la réputation un peu «pépère», se laisse damer le pion par Montréal, l'effervescente et contemporaine.

Le directeur général du bureau d'Ottawa 2017, Guy Laflamme, en fait la promesse presque solennelle. Les festivités entourant le 150e de la Confédération canadienne à Ottawa n'auront rien à envier aux célébrations soulignant le 375e anniversaire de Montréal - et elles auront en plus la prétention de changer la réputation de la capitale fédérale.

«Un de nos objectifs est de changer une fois pour toutes la perception que les gens ont d'Ottawa, lance-t-il. Je ne veux pas qu'Ottawa ait l'air de l'enfant pauvre avec son image conservatrice stéréotypée. Le niveau d'effervescence et d'audace artistique qu'on associe à Montréal, on va le retrouver à Ottawa. Audacieuse et provocante, c'est un peu ça le fil conducteur de notre programmation. On va miser sur l'innovation, la créativité, le non traditionnel, ce sera presque provocant. Pour l'approche artistique, on veut aller à l'extrême et surprendre. Ce ne sera pas la ville d'Ottawa à laquelle les gens ont été habitués depuis les années 1960.»

Pour l'instant, Guy Laflamme se garde bien de dévoiler au grand jour ce qu'il a mis sur papier lors de deux retraites fermées aux Îles-de-la-Madeleine, seul avec lui-même. Actuellement, seulement 20% du plan a été rendu public. La ministre de Patrimoine canadien, Mélanie Joly, disait récemment que les fêtes du 150e devaient avoir un caractère «progressiste». M. Laflamme est sûr de pouvoir répondre à l'appel avec une programmation inspirée, dit-il, de la jeunesse et des nouveaux Canadiens. La cadence des annonces liées au 150e doit s'accélérer dès le retour de la période des Fêtes.

«Il y aura des événements à grand déploiement, des événements à dimension internationale et il y aura des surprises, au même titre qu'il y en a eu à Québec lors du 400e en 2008», affirme le directeur général d'Ottawa 2017. D'ailleurs, ce dernier dit vouloir «rééditer le succès» des festivités liées à l'anniversaire de la fondation de la Vieille Capitale.

Le directeur général du bureau d'Ottawa 2017, Guy Laflamme... (Martin Roy, Archives LeDroit) - image 2.0

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Le directeur général du bureau d'Ottawa 2017, Guy Laflamme

Martin Roy, Archives LeDroit

«Les gens ne se doutent pas du tout de l'ampleur et du caractère unique de ce qu'on propose, ajoute-t-il. Ce sera spectaculaire et grandiose. On ne veut pas faire de la surenchère au niveau des attentes, mais que les gens ne s'attendent pas à avoir des trucs de petite envergure.»

Il veut s'assurer qu'Ottawa profite, comme Québec depuis 2008, de l'élan économique et social provoqué par un rassemblement d'une telle ampleur. «Ce n'est pas juste un party et une fête populaire avec une série d'événements et des feux d'artifice, insiste M. Laflamme. Ce sont aussi des outils de cohésion sociale qui nous permettent de mettre en valeur la culture des différents groupes qui forment la richesse de notre collectivité.» 

À titre d'exemple, une cinquantaine d'ambassades ont déjà confirmé qu'elles allaient tenir leur fête nationale respective au parc Lansdowne. Chaque province et territoire prendront aussi le contrôle de la fête pendant une semaine, en plein coeur de la capitale, à tour de rôle, pendant l'été.

Inquiétude dans les bureaux des Mosaïcultures

Pendant qu'Ottawa 2017 respire la confiance et doit se retenir de divulguer son plan de match, l'incertitude s'installe dans les bureaux des Mosaïcultures internationales prévues à Gatineau en 2017.

La directrice générale Lise Cormier est toujours en attente d'un quelconque signal, positif ou négatif, du bureau de la ministre fédérale Mélanie Joly.

L'organisation souhaite toujours obtenir une réponse avant le Nouvel An, afin de pouvoir mettre en branle les longs et fastidieux préparatifs nécessaires à une exposition d'une telle ampleur.

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