Plus de bénévoles que de réfugiés

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La vague de réfugiés qui devait déferler sur la capitale le 31 décembre ne s'est pas concrétisée

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Les démarches pour accueillir entre 800 à 2000 réfugiés syriens à Ottawa vont tellement bien... qu'il y a plus de bénévoles que de réfugiés. Une armée de bénévoles, plus de 5000, en fait, aimerait pouvoir donner un coup de main aux réfugiés qui fuient la guerre. Mais puisque ceux-ci arrivent au compte-gouttes sur le sol canadien (on en attend 459 d'ici à la fin de décembre), ils doivent prendre leur mal en patience.

«Je demande aux gens de faire preuve de patience. Nous n'avons pas un rôle pour 5000 personnes», s'est permis de préciser Louisa Taylor, directrice de Réfugié 613, organisme qui coordonne les efforts d'aide aux réfugiés dans la région d'Ottawa.

En effet, la vague de réfugiés qui devait déferler sur la capitale le 31 décembre ne s'est pas concrétisée étant donné que le gouvernement fédéral a prolongé les délais. Certains groupes arriveront à Ottawa d'ici à la fin de décembre, d'autres en début d'année. 

«L'Ontario est fière d'être une terre d'accueil, a déclaré la ministre déléguée aux Affaires francophones et procureure générale, Madeleine Meilleur, lors d'une conférence de presse à Ottawa. [...] Le petit garçon qu'on a trouvé sur les rives, mort noyé (Alan Kurdi) nous a tous touchés. Ce petit de deux ou trois ans ne sait pas l'impact qu'il a créé!»

Ce n'est pas la première fois que l'Ontario accueille des réfugiés, a-t-elle rappelé. Bon an, mal an, c'est 10 000 ou 11 000 réfugiés qui s'établissent en Ontario. Les conseils scolaires francophones s'efforceront de faire «une offre active» pour diriger les enfants qui parlent français vers les écoles francophones. Environ 8% à 9% de la population syrienne parle français, a expliqué Mme Meilleur.

L'enthousiasme déborde également chez les étudiants en droit de la section de la Common Law de l'Université d'Ottawa. Dans le cadre d'un cours sur le droit de l'immigration, ils pourront exercer leur métier en offrant avis et conseils aux groupes privés qui veulent parrainer des familles syriennes. À peine lancé, ce programme a déjà fait ses preuves. Le gouvernement ontarien a annoncé lundi qu'il versera 250 000 $ pour appuyer ce programme.

Les programmes axés sur la santé mentale, essentiels aux nombreux réfugiés qui ont connu des situations traumatisantes, restent toutefois à définir.

Le ministre de la Sécurité communautaire et des Services correctionnels et député d'Ottawa-Centre, Yasir Naqvi, a rappelé pour sa part que l'intégration des réfugiés se fera sur une longue période et qu'il ne fallait donc pas baisser les bras au bout de trois mois.

Au total, la province s'est engagée à débourser 8,5 millions $ sur deux ans et demi pour faciliter l'intégration des réfugiés syriens. De cette somme, les programmes d'aide aux réfugiés de la capitale toucheront 1,33 million $.

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