Melnyk n'a pas l'intention de vendre les Sénateurs

Eugene Melnyk s'explique bien mal pourquoi le groupe... (Étienne Ranger, Archives LeDroit)

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Eugene Melnyk s'explique bien mal pourquoi le groupe DCDLS souhaiterait construire un amphithéâtre de la Ligue nationale de hockey sans équipe.

Étienne Ranger, Archives LeDroit

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Un peu tout le monde a été surpris d'apprendre que deux groupes différents planchent sur la construction d'un amphithéâtre digne d'un club de la Ligue nationale de hockey (LNH) sur les plaines LeBreton.

Cette nouvelle a même pris de court le propriétaire des Sénateurs d'Ottawa, Eugene Melnyk.

L'homme d'affaires qui vit aux Barbades n'a jamais caché son jeu. Il aimerait remporter le concours organisé par la Commission de la capitale nationale (CCN) et obtenir le privilège de développer le site vacant situé à l'ouest du centre-ville. Au coeur de son projet se trouve la construction d'un aréna dans lequel pourrait évoluer son club de hockey professionnel.

Or, selon des informations obtenues par le réseau CTV plus tôt cette semaine, son seul rival alors que s'amorce la dernière étape du concours - DCDLS Group - a des ambitions similaires.

«Toute cette histoire porte à confusion, réagit M. Melnyk. Pourquoi diable voudraient-ils construire un amphithéâtre digne de la LNH alors qu'aucune franchise de la LNH n'est disponible pour y évoluer?»

M. Melnyk était à Kanata, vendredi. En milieu de journée, il avait convié une centaine d'enfants issus de secteurs défavorisés de la région d'Ottawa-Gatineau à une séance de patinage des Fêtes au Centre Canadian Tire.

Il jure ne pas connaître les gens qui dirigent le DCDLS Group. «Je ne les ai jamais rencontrés et je ne les connais pas.»

Et si, par hasard, le groupe rival se risquait à soumettre une offre d'achat pour les Sénateurs, les négociations pourraient être assez ardues.

«Cette équipe m'appartiendra jusqu'à la fin de mes jours. Et ma fille m'a déjà fait savoir qu'elle aimerait s'en occuper quand je ne serai plus là», a lancé un M. Melnyk plutôt agité, durant sa brève rencontre avec les médias.

L'homme d'affaires est officiellement devenu propriétaire des Sénateurs au printemps 2003. Il avait alors déboursé une centaine de millions $ pour faire l'acquisition du club de hockey et 27 millions $ supplémentaires pour se porter acquéreur de son amphithéâtre qui s'appelait alors Centre Corel.

La valeur des équipes de la LNH a explosé depuis. Selon un reportage publié dans le magazine Forbes, à la fin du mois de novembre, les Sénateurs vaudraient désormais 370 millions $. Ils occupent le 18e rang du classement des franchises qui ont le plus de valeur.

Parallèlement, le Bureau des Gouverneurs de la LNH exigerait 500 millions $ aux groupes d'investisseurs qui se proposent d'installer des équipes d'expansion dans des buildings flambant neufs à Québec ainsi qu'à Las Vegas.

À Ottawa, Eugene Melnyk ne serait pas intéressé à installer son club de hockey dans un aréna qui ne lui appartiendrait pas. Ainsi, dans l'éventualité où DCDLS Group remporterait le concours, les Sénateurs continueraient de jouer à Kanata.

Il affirme qu'il serait difficile, voire impossible pour lui de gérer ses affaires dans un building qu'il ne contrôlerait pas à 100%.

«Il ne sert à rien de spéculer, de toute façon. Je vous répète que je ne connais pas les gens qui se cachent derrière l'autre proposition.»

Les détails de la proposition du groupe de M. Melnyk et celle de DCDLS Group seront divulgués dans le cadre d'une consultation publique qui aura lieu au Musée canadien de la guerre, les 26 et 27 janvier prochain.

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