Ottawa gagnerait à devenir bilingue, dit le commissaire Boileau

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«La Ville d'Ottawa pourrait envoyer un message très inclusif en faveur de la diversité au reste du pays et du monde entier en se déclarant ville bilingue», estime le commissaire François Boileau.

Etienne Ranger, LeDroit

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Paul Gaboury
Le Droit

Le commissaire aux services en français de l'Ontario, Me François Boileau, estime que la politique de bilinguisme actuelle de la Ville d'Ottawa n'est pas la «panacée» et a plaidé en faveur d'«Ottawa, une ville bilingue», mardi, devant les membres de l'Association des juristes d'expression française de l'Ontario.

Dans le contexte de l'arrivée massive de réfugiés syriens, le commissaire Boileau croit qu'il s'agit d'une belle occasion pour manifester cette ouverture au monde entier, et envers les francophones d'Ottawa et du pays.

 «La Ville d'Ottawa pourrait envoyer un message "très inclusif" en faveur de la diversité au reste du pays et du monde entier en se déclarant ville bilingue», a fait valoir M. Boileau.

«Ottawa, ville bilingue ne va créer que des gagnants, pas des perdants, car le français est en explosion démographique et culturelle partout sur la planète. Nous sommes à ouvrir nos portes au monde entier, aux réfugiés syriens. Il faut applaudir cela. C'est un message d'ouverture et d'inclusion. Et il faut aussi commencer à le prouver avec les francophones», a déclaré M. Boileau. 

Du même coup, il soutient qu'il faudra être «très clair» lorsque viendra le temps de le faire, pour éviter qu'il y ait une «marge de manoeuvre» ou toute interprétation possible, sinon le risque de se retrouver devant les tribunaux sera difficile à éviter.

«Le scénario idéal serait que le conseil municipal se prononce en faveur et aussi une loi adoptée par le gouvernement de Queen's Park. Cela aurait l'avantage d'être clair, a-t-il expliqué. Bien sûr, Queen's Park peut modifier la loi, mais cela risque d'être difficile de légiférer si la Ville ne le demande pas.»

En même temps, le commissaire Boileau a envoyé un message à toute la communauté francophone en soulignant que c'est elle qui doit continuer à réclamer qu'Ottawa devienne une ville bilingue.

«C'est notre travail à nous de nous lever et de faire partie de cette histoire-là quand on est en mesure de la gagner. Dans 20 ans, je ne suis pas sûr que nous pourrons faire un tel avancement», a admis le commissaire.

Beaucoup de plaintes

Malgré l'adoption d'une politique incorporée au règlement sur les services en français, plusieurs services importants de la Ville d'Ottawa n'y sont toujours pas inclus, comme les services de police, la bibliothèque, Hydro One et la Société de logement communautaire.

«Nous avons beaucoup de plaintes, mais on ne peut enquêter, car ces services ne font pas partie de la politique», a expliqué M. Boileau.

Sans vouloir aller trop dans les détails, il a admis avoir des discussions avec les autorités municipales quant à la reconnaissance de son pouvoir pour enquêter sur ces plaintes concernant les services municipaux à Ottawa. 

«J'essaie d'obtenir le maximum pour les francophones. Disons que nos discussions se poursuivent», a-t-il indiqué.

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