Le budget divise à Ottawa

Jim Watson évoque le contexte économique morose pour... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Jim Watson évoque le contexte économique morose pour expliquer la difficulté à faire adopter le budget à l'unanimité. Le maire d'Ottawa portait le chandail des Eskimos à la suite d'un pari perdu avec son homologue d'Edmonton, le Rouge et Noir s'étant incliné en finale de la Coupe Grey.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Plaidant en faveur d'une gestion responsable, le maire de la Ville d'Ottawa, Jim Watson, a réussi à faire adopter son budget de trois milliards de dollars au terme de longues délibérations mercredi, mais non sans rencontrer une certaine résistance.

En effet, pour la première fois depuis son élection comme maire, son budget n'a pas fait l'unanimité. Mécontents du peu de sérieux que l'on avait accordé à leurs dossiers, cinq conseillers sur 18 ont voté contre le budget du maire qui, lui, a minimisé l'affaire.

«J'ai eu du succès avec cinq budgets qui ont été adoptés à l'unanimité, mais cette fois, je savais que ce budget serait le plus difficile de tous», a-t-il expliqué aux journalistes en évoquant le contexte économique morose.

Les grandes orientations qui avaient été exposées dans le budget provisoire de novembre ont donc été retenues: logement abordable, réseau de pistes cyclables, stratégie de lutte contre le crime.

Le budget municipal prévoit également une hausse des impôts fonciers de l'ordre de 2% et l'embauche de 25 policiers. Le compte des services d'aqueduc et d'égout augmentera de 6%, ce qui se traduira par des frais supplémentaires de 49$ en moyenne par foyer. Par contre, le coût du service de collecte des ordures restera inchangé.

N'en déplaise au conseiller de Rideau-Rockcliffe, Tobi Nussbaum, le conseil municipal a fait fi de sa proposition de geler les tarifs d'autobus en 2016. Au lieu, une nouvelle hausse moyenne de 2,5% verra le jour à compter du 1er juillet.

Le conseil municipal a eu le feu vert pour abroger 50 postes permanents, malgré les objections de quelques conseillers qui se sont plaints de voter à l'aveuglette, c'est-à-dire, sans savoir quels secteurs seraient touchés.

Pour sa part, le maire Watson a souligné qu'il n'appartenait pas au conseil municipal d'identifier les 50 postes qui vont disparaître, mais au directeur municipal, Kent Kirkpatrick, «le seul employé de la ville».

Les politiciens ne sont pas des experts en matière de ressources humaines, a-t-il justifié lors d'un point de presse.

Le maire Watson s'est également heurté aux objections de la conseillère Diane Deans qui a exhorté le conseil à accroître le budget des agences de services sociaux de 250 000$. Selon elle, les démunis ne devraient pas devoir compter sur des oeuvres de charité ou «des ventes de gâteaux» pour survivre, a-t-elle plaidé. Elle avait proposé de retirer cette somme d'un fonds d'urgence municipal. Or, cette proposition a reçu une fin de non-recevoir de la part du maire. Il lui a rappelé sans équivoque qu'on avait augmenté l'enveloppe budgétaire consacrée aux agences communautaires et que ce fonds était réservé aux vraies urgences.

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