Plaidoyer pour les marchés ambulants

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Ce marché de fruits et légumes aménagé dans une roulotte est exploité depuis 2014 par un organisme parapluie, le Groupe de travail sur la pauvreté et la faim.

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Les marchés ambulants de fruits et légumes de la Ville d'Ottawa doivent survivre, car ils sont une véritable bouée de sauvetage pour de nombreux aînés, familles monoparentales, étudiants et personnes à mobilité réduite qui ont de la difficulté à joindre les deux bouts.

C'est ce vibrant plaidoyer qu'ont livré de nombreux groupes et individus devant le Conseil de santé d'Ottawa, qui a déposé lundi son budget d'exploitation de 59 millions $ pour l'année 2016.

Selon le médecin en chef de la Santé publique, le Dr Isra Levy, il s'agit d'un service valable qui devra peut-être subir un régime minceur, toutefois, avant de repartir sur de nouvelles bases. Par contre, le concept comme tel, très populaire, doit rester, s'est-il engagé.

«Nous ne voulons pas que ceci disparaisse, je puis vous en assurer.»

Ce marché de fruits et légumes aménagé dans une roulotte est exploité depuis 2014 par un organisme parapluie, le Groupe de travail sur la pauvreté et la faim. Les responsables ont fait valoir hier qu'il y aura un manque à gagner pour 2016, car le gouvernement de l'Ontario n'a pas l'intention de renouveler une subvention qu'il avait accordée aux organisateurs.

Dans la région de Vars, un ancien résident de Vanier, Marc Cousineau, a rappelé pour sa part que les aînés avaient peu d'alternatives, car il n'y a pas de supermarché à Vars, ni à Cumberland, ni à Sarsfield. Les gens vont acheter leurs fruits et légumes dans un marché ambulant qui se déplace dans huit communautés «et ils partent avec un sourire».

«Les gens ne vont pas à la banque alimentaire, car il y a un stigmatisme», a-t-il témoigné.

Même son de cloche de la part d'une résidente de Bayshore, Beverly Puddicomb, qui n'a cessé de vanter les mérites du marché ambulant où elle peut se procurer des fruits et légumes à prix modique au lieu d'aller dans les dépanneurs.

«Pour nous, les gens à revenu fixe, on serait perdus sans ce marché.»

De son côté, une étudiante de l'Université d'Ottawa, Meagan Ann O'Hare-Gordon, estime que le marché ambulant qui se déplace au 731, rue Chapel, dans le quartier Côte-de-Sable aux deux semaines, comble un besoin réel. Elle a croisé plusieurs étudiants et étudiants internationaux qui, comme elle, cherchent des prix abordables.

Comment justifier une dépense de 5 $ pour une tête de chou-fleur alors qu'on la vend 2,35 $ au marché ambulant? Elle peut aussi s'y procurer trois pommes pour un dollar.

Tous les visages autour d'elle ont acquiescé.

La Ville d'Ottawa débattra de son budget mercredi.

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