Lansdowne: entente à l'amiable entre OSEG et Ottawa

Le maire Jim Watson, un grand adepte du... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

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Le maire Jim Watson, un grand adepte du projet de développement du parc Lansdowne, s'est vite rallié à cette position, un moindre mal à ses yeux.

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

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Pour régler un différend de 23,6 M $ qui l'oppose à son partenaire du projet de Lansdowne, le groupe Ottawa Sports and Entertainment Group, les élus municipaux proposent que la Ville se porte garante d'un prêt avantageux au lieu d'aller en arbitrage.

La Ottawa Sports and Entertainment Group (OSEG) a dû refaire ses calculs lorsqu'elle a découvert, en cours de route, après la signature d'un contrat avec la Ville, que la toiture du Centre municipal était en état de décrépitude. La note s'élève à 23,6 M $.

Les travaux de réparation ont déjà été effectués. Or, puisque selon le pdg d'OSEG, Roger Greenberg, personne n'aurait pu prévoir cette anicroche, la société ne sentait pas le besoin d'assumer complètement les risques liés aux travaux. Mais la Ville voyait les choses autrement. Finalement, le Comité des Finances et du développement économique a entériné hier l'idée que la Ville s'engage à garantir le prêt bancaire qui sera consenti à OSEG.

Le maire Jim Watson, un grand adepte du projet de développement du parc Lansdowne, s'est vite rallié à cette position, un moindre mal à ses yeux. Selon lui, cette solution est de loin préférable à un règlement sûrement plus onéreux qui serait imposé par un médiateur.

«Si nous n'avions pas de règlement avec OSEG, il aurait fallu éventuellement réparer le toit nous-mêmes, a-t-il expliqué aux journalistes. À bien des égards, c'est une bénédiction, un miracle que le problème a été découvert à ce moment-là.»

Selon lui, malgré des carences et des dépassements de coûts, le parc Lansdowne serait toujours un désert de 36 âcres d'asphalte, d'édifices croulants et d'herbes sauvages si la Ville d'Ottawa n'avait pas autorisé un plan de revitalisation des lieux, a-t-il déclaré.

La note de 23,6 M $ ne sera pas refilée aux contribuables, a enchaîné M. Watson, car c'est le partenaire OSEG qui assumera le coût total des travaux de réparation. La Ville se contentera de garantir le prêt bancaire à un taux d'intérêt plus avantageux.

Une entente salutaire

Du côté d'OSEG, M. Greenberg a souligné que l'entente convenue entre les deux parties était salutaire car le processus d'arbitrage, long et ardu, aurait entaché la réputation des parties.

C'est tout à fait «par accident» que les travailleurs ont découvert que les structures en acier du toit du Centre municipal étaient en ruines, a-t-il poursuivi. Il y avait des fuites, certes, mais ce que l'on ne savait pas, c'est qu'un revêtement de styromousse recouvrant les membranes d'acier agissait comme une éponge. «Personne ne l'avait vu.»

Le projet de Lansdowne démarre lentement. Jusqu'ici, les recettes provenant des logements locatifs sont minimes. En effet, le taux d'occupation des tours de bureau est de 20% et les condos commencent seulement à se remplir.

Il est encore tôt pour dire que le projet de Lansdowne baignera dans l'huile, a signalé pour sa part M. Greenberg, quoique l'engouement pour le Rouge et Noir et la coupe Grey a dépassé les attentes, a-t-il ajouté.

Quelques conseillers n'étaient toutefois pas aussi enthousiastes. Selon David Chernushenko, il est impensable de penser qu'il n'y avait pas eu à l'époque de concours d'appel d'offres pour construire un projet d'une telle envergure.

Pour que cette entente entre la Ville d'Ottawa et OSEG se concrétise, elle doit être entérinée par le conseil municipal la semaine prochaine.

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