Embouteillages: Watson ne veut pas faire payer

Ce n'est pas demain la veille que le maire d'Ottawa Jim Watson ira au bâton... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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Etienne Ranger, Archives LeDroit

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Ce n'est pas demain la veille que le maire d'Ottawa Jim Watson ira au bâton pour instaurer des péages dans la capitale nationale afin de réduire les embouteillages.

«Ce n'est pas quelque chose pour laquelle je militerais auprès de la province. Je ne suis pas intéressé de mettre cela sur pied sur la scène locale», a-t-il déclaré lundi.

Le maire réagissait à un rapport publié par un groupe d'économistes canadiens suggérant l'ajout de postes de péage sur les ponts dans les grandes villes canadiennes - ou encore de tarifs spéciaux permettant à un chauffeur seul d'utiliser les voies réservées aux véhicules à plusieurs passagers - pour combattre les embouteillages. Selon la Commission de l'écofiscalité du Canada, un groupe de réflexion oeuvrant depuis l'université McGill de Montréal, «en incitant les citoyens à faire des choix de déplacement plus éclairés, l'application de frais d'utilisation du réseau routier peut améliorer la mobilité urbaine.»

Depuis quelques années, le sujet de l'utilisation de péages sur les routes d'Ottawa a fait surface à l'hôtel de ville. En 2013 par exemple, le conseiller de Cumberland, Stephen Blais, avait proposé d'imposer un péage aux milliers de banlieusards qui empruntent la route 174 pour se rendre au centre-ville, chaque jour.

Les automobiles de l'extérieur de la capitale devraient payer leur «juste part» pour leur utilisation du tronçon routier, plaidait-il.

L'idée avait eu peu d'appuis à l'époque, notamment des citoyens de Clarence-Rockland, dont plusieurs transitent vers le centre-ville pour le boulot en semaine.

Par ailleurs, M. Watson n'est pas prêt à piger davantage dans le portefeuille des contribuables pour renflouer les coffres de la municipalité, même si elle fait face à un déficit anticipé de quelque 50 millions $ cette année,

«Je ne peux appuyer une 'taxe sur la congestion routière' parce que nous voulons encourager les gens à se déplacer vers le centre-ville, a-t-il expliqué. Évidemment, il s'agirait d'une bonne source de revenus, mais en politique, la chose la plus facile est de taxer les contribuables. À mon avis, il faut ajuster notre budget, vivre selon nos moyens et conserver le taux d'imposition à 2%.»

Le maire Watson rappelle par ailleurs que l'arrivée du train léger en 2018 devrait grandement améliorer les problèmes de congestion.

En avril dernier, le fabricant de systèmes de géolocalisation (GPS), TomTom, avait publié une étude démontrant que la ville d'Ottawa se trouvait sur le podium des villes canadiennes les plus congestionnées. La municipalité se retrouvait au troisième rang, devancée seulement par les villes de Vancouver et de Toronto.

À l'échelle mondiale, Ottawa se classait au 59e rang.

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