Taxi: des pistes de solutions proposées

La gestion de nouveaux chauffeurs au moyen de... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

Agrandir

La gestion de nouveaux chauffeurs au moyen de frais de permis serait avantageuse pour tous les acteurs, selon un rapport.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

La mise sur pied d'un tarif annuel plus élevé pour les nouvelles plaques d'immatriculation de taxi et non la déréglementation de cette industrie serait une piste de solution envisageable pour la Ville d'Ottawa dans sa réforme de ce secteur économique, soutient un rapport publié jeudi.

Selon la firme de consultants Hara Associates, la gestion de nouveaux chauffeurs au moyen de frais de permis, une approche recommandée à l'issue d'une enquête australienne sur l'industrie du taxi, serait avantageuse tant pour les conducteurs traditionnels que pour les services de covoiturage, comme Uber.

«D'après cette approche, la Ville évite que le nombre de nouveaux chauffeurs soit excessif en établissant un tarif annuel élevé pour les nouvelles plaques d'immatriculation. Les titulaires de permis de longue date continuent pour leur part de payer les anciens tarifs de renouvellement, explique-t-on dans le document publié sur le site Web de la municipalité. La gestion de nouveaux chauffeurs aux moyens des tarifs de permis permettrait à de nouveaux concurrents de s'établir pourvu qu'ils maintiennent le niveau de rentabilité que la Ville a fixé pour protéger l'industrie.»

Selon les auteurs du rapport, cette façon de faire permettrait notamment à Ottawa de choisir le niveau de rentabilité de l'industrie qu'elle souhaite maintenir et favoriserait la concurrence. Les détenteurs actuels de plaques seraient aussi protégés.

Les seuls «hic» sont qu'une telle approche nécessiterait un changement à la loi et n'a jamais été mise à l'essai.

«Par conséquent, toute municipalité qui adopterait cette approche sera une pionnière», peut-on lire.

Par ailleurs, on apprend que les résultats d'une réglementation de l'industrie du taxi, populaire dans les années 1970 aux États-Unis, «sont au mieux mitigés.»

«L'offre de taxi a considérablement augmenté, mais les tarifs ont grimpé au lieu de baisser et le nombre total de passagers a diminué, ce qui a fait chuter les revenus des entreprises et des chauffeurs [...] La plupart des villes ont remis en place les réglementations et ont rétabli la limitation du nombre de taxis.»

Par ailleurs, la différence entre les tarifs des taxis et les faibles tarifs de base d'Uber ne sont pas attribuables au coût de location des plaques de taxi puisque l'entreprise «nouveau genre» perçoit un montant comparable de ses chauffeurs selon sa structure tarifaire.

Mieux avec Uber

Un autre rapport, cette fois préparé par le consultant Core Strategies, et aussi publié jeudi, dresse un bilan de «l'expérience client» à la suite de consultation auprès de trois groupes d'usagers, variant de 17 à 75 ans.

Au terme de la recherche, les notes accordées par les utilisateurs pour le service à la clientèle et l'expérience client sont «significativement plus élevés» pour Uber que pour les taxis. Les participants ont également indiqué qu'ils utilisaient Uber dans environ 62% de leurs déplacements.

En ce qui concerne la sécurité personnelle, les femmes ont accordé une note plus élevée à Uber, contrairement aux hommes qui ont jugé les taxis plus sécuritaires.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer