Les futures politiques du taxi déjà dépassées?

L'industrie du taxi ottavienne réplique à Uber et... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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L'industrie du taxi ottavienne réplique à Uber et popularise le Ottawa Taxi App.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Tandis que les décideurs, les chauffeurs de taxi et les services de covoiturage commercial, comme Uber, se concentrent sur la façon de bien réglementer l'industrie du taxi, d'autres avancées technologiques pourraient rendre les discussions actuelles dépassées.

C'est ce qui ressort d'un troisième rapport publié mercredi sur le site web de la Ville d'Ottawa dans le cadre d'une étude approfondie sur l'industrie du taxi, commandée plus tôt cette année par les élus de la capitale nationale.

«La technologie évolue rapidement. Il ne relève plus de la fiction de voir des véhicules autonomes sans chauffeur sillonner les routes des villes canadiennes», peut-on lire dans le rapport préparé par le Centre Mowat, un groupe de réflexion indépendant se penchant sur les politiques municipales.

«Dans ce contexte, la révision des cadres réglementaires actuels pour y inclure des entreprises comme Uber devrait tenir compte des changements encore plus profonds qui pourraient survenir et prévoir une grande souplesse qui permettra de s'y adapter.»

Depuis son arrivée à Ottawa en octobre 2014, Uber a chambardé l'industrie du taxi. Bon nombre de personnes ont adopté le service permettant de héler un des véhicules de l'entreprise technologique par l'entremise de leur téléphone intelligent. Le coût moins élevé d'une course, la courtoisie des chauffeurs et la rapidité du service - particulièrement pour les résidents en banlieue - s'avèrent des critères de plus en plus alléchants.

Même des entreprises peuvent profiter de la manne, prétend Uber. Selon leurs chiffres, non vérifiables, l'utilisation d'une voiture Uber au lieu d'un taxi peut permettre à un employeur d'économiser annuellement 1000$ par employé pour leurs déplacements.

À cet effet, une étude récente montre que les activités des entreprises offrant de services de covoiturage ont modifié considérablement les comportements des gens d'affaires américains. De mars 2014 à mars 2015, la proportion de courses d'Uber est passée de 15% à 47%, tandis que celle des taxis traditionnels et des limousines a chuté de 85% à 52%.

Là pour rester

Malgré l'opposition de plusieurs municipalités, voire l'imposition de sanctions, comme le fait la ville d'Ottawa, la présence d'Uber est loin d'être en péril.

Selon le Mowat Centre, la valeur d'Uber a bondi rapidement, passant de 60 millions $ en 2011 à 51 milliards $ cette année.

«Il s'agit d'une des entreprises ayant connu la croissance la plus fulgurante de tous les temps, toutes catégories confondues», indique-t-on.

Autre défaite pour les chauffeurs de taxis à Ottawa

Les chauffeurs de taxi affectés à l'aéroport d'Ottawa ont perdu un autre combat devant les tribunaux jeudi.

L'avocat du syndicat des employés s'était présenté devant le juge Robert Beaudoin de la Cour supérieure de l'Ontario pour tenter d'obtenir un changement au nombre d'opposants maximal, actuellement fixé à 20, pouvant manifester devant l'aéroport. Après quelques minutes de délibérations, le magistrat a refusé leur demande.

Il s'agit de la quatrième décision allant contre les chauffeurs de taxi depuis le début de leur conflit les opposant à leur employeur et répartiteur Conventry Connections. Ils s'opposent à une hausse à leurs redevances et se trouve en lock-out depuis le 11 août dernier.

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