La capitale sonde ses citoyens sur l'industrie du taxi

Le temps est venu pour les citoyens d'Ottawa de se prononcer sur la réforme de... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Le temps est venu pour les citoyens d'Ottawa de se prononcer sur la réforme de l'industrie du taxi dans la capitale nationale.

Les premières consultations - virtuelles - ont été déclenchées jeudi après que la municipalité ait publié sur son site Web deux des six documents de travail attendus dans le cadre de l'étude approfondie commandée par les élus plus tôt cette année.

Les rapports de diverses firmes de consultants présentent d'une part la réglementation d'autres villes nord-américaines à l'aide d'études de cas détaillés, notamment à l'égard de l'émergence des services de covoiturage comme Uber, et d'autre part le régime de réglementation de l'industrie du taxi d'Ottawa.

«Il s'agit aujourd'hui du point de départ», a commenté la conseillère Diane Deans, présidente du comité des services communautaires et de protection, qui chapeaute les travaux de refonte.

Dans les documents, on apprend notamment que les tarifs de base des taxis sont plus élevés (3,45$) que d'autres villes canadiennes, à l'exception de Toronto qui a réduit ce coût d'un dollar à 3,25$ le 30 septembre dernier. À titre d'exemple, une course de 10 km dans la capitale nationale est de 21,78$ tandis qu'une même distance à Windsor coûte environ quatre dollars de moins.

La recherche des consultants révèle aussi qu'il est moins coûteux (baisse de 6,4%) d'exploiter un tel commerce depuis quatre ans.

«Taxis clandestins»

Qui plus est, on soulève que la lutte aux «taxis clandestins», comme Uber, est vouée à l'échec étant donné que les conséquences ont un effet peu dissuasif.

«Le manque de sévérité des pénalités nuit à l'application efficace de la réglementation. [...] En revanche, jusqu'à récemment au Québec, la police saisissait les véhicules des chauffeurs d'Uber», peut-on lire dans l'un des documents.

Dans le deuxième rapport, nous apprenons que Vancouver a banni les compagnies «nouveau genre» par l'entremise de règles et de mesures coercitives. En contrepartie, les villes de Toronto et Waterloo flirtent avec l'idée de mettre sur pied une nouvelle catégorie réglementaire pour les services de covoiturage. New York, San Francisco et Washington l'ont déjà instauré.

«L'Ontario devrait adopter de nouvelles technologies qui sont préférées par les consommateurs au lieu de se dresser contre eux», a commenté jeudi via Twitter Tim Hudak, ex-chef du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario.

Ce dernier a annoncé du même coup qu'il entendait déposer un projet de loi privé pour légaliser les services de covoiturage commercial en province.

Le prochain document de travail, qui sera publié jeudi prochain, doit justement dévoiler les nouveaux enjeux de l'industrie du taxi. D'autres suivront le 29 octobre.

«Les objectifs premiers de l'examen sont d'assurer que la sécurité du public, l'accessibilité et la protection des consommateurs sont au coeur des interactions de la Ville avec cette industrie. Les commentaires du public et des intervenants comptent pour beaucoup dans ce processus d'examen et guideront les futures décisions du conseil municipal», a déclaré Mme Deans.

Pour ce faire, les résidents sont invités à lire ces documents sur le Web et à envoyer leurs commentaires par courriel à taxi@ottawa.ca, sur Twitter en utilisant le mot-clic #Otttaxi de même que sur la page Facebook de la municipalité, par téléphone au 613-580-TAXI (8294) ou finalement en participant à un groupe de travail.

Le rapport final des consultants doit être achevé en décembre. Leurs recommandations seront évaluées au début de l'année prochaine par les élus d'Ottawa.

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