Crise du taxi: le bruit des manifs devant la cour

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Le conflit de travail perdure depuis le 11 août dernier. Les chauffeurs de taxi s'opposent à une hausse de leurs redevances, négociées par leur employeur et répartiteur, Coventry Connections, et les dirigeants de l'aéroport.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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Les chauffeurs de taxi affectés à l'aéroport d'Ottawa devront patienter jusqu'à mercredi matin avant de savoir s'ils pourront utiliser des tambours pour dénoncer leur conflit de travail.

Le juge Robert Beaudoin de la Cour supérieure de l'Ontario a écouté les doléances des deux parties mardi après-midi pendant près de 2h30. Le syndicat représentant les manifestants a demandé à la cour d'assouplir les règles d'une injonction, donnée par ce même magistrat le 14 août dernier.

«Nous croyons qu'il s'agit de restrictions sévères, a plaidé leur avocat Sean McGee. Nous concédons que le bruit des manifestations provoque un désagrément. Encore faut-il que lorsqu'un groupe exerce son droit constitutionnel, il ait le droit de faire du bruit irritant pour se faire entendre.»

Me Mcgee a d'ailleurs argué que ce bruit s'avérait un moyen efficace pour communiquer avec les autorités aéroportuaires après que les chauffeurs eurent été confinés à un endroit de manifestation précis, à l'écart de l'entrée principale de l'aéroport, à la suite de la première décision du juge Beaudoin. D'autres restrictions, comme le nombre de manifestants, la durée de leurs protestations, de même que le nombre de taxis effectuant des rotations autour de l'aéroport, avaient été imposées par la cour. En septembre dernier, une deuxième injonction a été accordée par le juge Beaudoin pour interdire aux chauffeurs de taxi de bloquer les rues près de l'aéroport d'Ottawa.

Danger pour la sécurité?

Le conflit de travail perdure depuis le 11 août dernier. Les chauffeurs de taxi s'opposent à une hausse de leurs redevances, négociées par leur employeur et répartiteur, Coventry Connections, et les dirigeants de l'aéroport.

De leur côté, ces derniers estiment que le bruit assourdissant des tambours représente un «danger pour la sécurité et le bien-être du public», notamment lors d'une quelconque urgence. Selon l'entreprise privée, les communications pourraient s'avérer difficiles, ce qui compliquerait toute intervention.

«L'administration de l'aéroport ne peut pas tolérer des actes qui nuisent à sa capacité à remplir ses obligations réglementaires et opérationnelles», a déclaré son président-directeur général, Mark Laroche.

Par ailleurs, Me McGee a argumenté que les décibels enregistrés lors de manifestations avec l'aide de tambours en acier de 45 gallons surpassaient légèrement la norme acceptée en milieu de travail. La loi fédérale établit ce nombre à 87 décibels en raison du cas particulier d'un aéroport et son bruit ambiant. Par moments, les manifestations des chauffeurs de taxi ont oscillé entre 87 et 95 décibels, atteignant momentanément le plateau des 100 décibels.

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