La capitale adopte un plan budgétaire triennal

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«Je crois que nous sommes en mesure de trouver un sou ou deux pour chaque dollar dépensé», a soutenu le maire Jim Watson.

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

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Malgré les appréhensions de certains conseillers, la Ville d'Ottawa limitera ses hausses de taxes à 2% au cours des trois prochaines années même si des pressions budgétaires de plusieurs dizaines de millions de dollars guettent la municipalité.

Le comité des finances et du développement économique a adopté cette approche pluriannuelle pour répondre à des manques à gagner de 36,3 millions $ en 2016, et de 23,4 millions $ et de 24,2 millions $ respectivement pour les deux années subséquentes.

«Il faudra trouver le moyen de trouver ces économies en coupant 1% à 2% de notre budget annuel de quelque 3,2 milliards $, mais ce n'est pas une tâche monumentale. Je crois que nous sommes en mesure de trouver un sou ou deux pour chaque dollar dépensé», a soutenu le maire Jim Watson.

Selon la trésorière municipale Marian Simulik, les contraintes financières seront plus importantes en 2016 que dans les deux années suivantes, en raison des ajustements de base découlant du budget de cette année.

Déneigement et arbitrage

Rappelons qu'un déficit de 41,3 millions $ a été annoncé le mois dernier par Ottawa pour l'année 2015.

Le déficit est largement attribuable à une hausse importante des coûts des opérations d'entretien hivernal et à des accords d'arbritage. Outre ces contraintes, d'autres défis financiers liés au maintien et à la prestation de services, en raison notamment des salaires des employés, et à la croissance, tels les coûts d'exploitation et d'entretien des nouvelles infrastructures, menottent la municipalité au cours des prochaines années.

La Ville d'Ottawa prévoit donc piger dans le fonds de réserve pour l'équipement et le parc automobile pour remédier aux contraintes qui ne peuvent être compensées par des économies. Cette «diète de camions» permettra de consacrer 11,5 millions $ au trou financier en 2016 et 6,7 millions $ l'année suivante.

Une réduction des heures supplémentaires et un relâchement dans le budget de publicité de la Ville d'Ottawa sont aussi visés.

«Avant de couper dans des services, telle la collecte de déchets ou dans les parcs et ainsi de suite, j'estime qu'il faut se regarder dans le miroir. Ma préférence est de trouver des économies à l'interne, dans l'administration de la ville», a insisté Diane Deans, conseillère municipale de Gloucester-Southgate.

Egli inquiet

Son homologue dans Knoxdale-Merivale, Keith Egli, s'est dit «inquiet qu'une imposition annuelle de 2% ne soit pas suffisante» pour combler l'écart anticipé. C'est pour cette raison qu'il a demandé aux fonctionnaires de la ville de développer un mécanisme permettant de dresser le bilan des économies recherchées sur une base régulière afin d'avertir les élus de tout retard.

Par ailleurs, les conseillers recrues Catherine McKenney (Somerset) et Jeff Leiper (Kitchissippi) se sont montrés préoccupés par un plafond de 2% aux impôts fonciers plus tôt cette semaine en raison des défis financiers de la municipalité. «Pourtant, M. Leiper a fait campagne sur le fait qu'il ne soutiendrait pas une hausse supérieure à l'inflation qui se trouve actuellement à 1,4%», a renchéri M. Watson mardi, rappelant que les citoyens ont droit à un taux d'imposition prévisible.

Une hausse de 2,5% aux tarifs du transport en commun et une autre de 6% au coût de l'utilisation des services d'eau et d'égouts sont aussi recommandées.

Le budget préliminaire d'Ottawa doit être déposé le 12 novembre à l'hôtel de ville. Il doit être adopté par le conseil municipal le 9 décembre.

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