Baisse du sentiment de sécurité à Ottawa

Le chef de police Charles Bordeleau.... (Archives, LeDroit)

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Le chef de police Charles Bordeleau.

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Les citoyens d'Ottawa se sentent moins en sécurité qu'il y a trois ans au centre-ville, sur les pistes cyclables et dans les sentiers pédestres, ou encore quand ils attendent ou utilisent les transports en commun.

C'est ce que révèle un sondage sur le Service de police d'Ottawa (SPO), déposé hier à l'hôtel de ville. Selon les données recueillies auprès de 4328 résidents, entre le 30 mars et le 11 mai dernier, le sentiment de sécurité a considérablement chuté dans chacun de ces lieux pendant le jour, et ce, « malgré le fait que la plupart des victimes d'actes criminels ont signalé qu'un crime avait été commis dans leur logis », peut-on lire dans le rapport, préparé par la firme de sondages Léger.

Ainsi, en 2012, 81 % des citoyens se sentaient en sécurité au centre-ville, contre 60 % cette année.

« Je pense que les événements du 22 octobre ont ajouté au sentiment d'insécurité », analyse le chef de police Charles Bordeleau, rappelant que dans les faits, le taux de criminalité a globalement baissé à Ottawa au cours des dernières années.

Pendant la même période, le sentiment de sécurité chute de 73 % à 53 % en ce qui a trait aux pistes cyclables et aux sentiers pédestres. De plus, seulement une personne sur deux se sent en sécurité lorsqu'elle attend l'autobus, contre deux personnes sur trois il y a trois ans.

En contrepartie, les données ont peu fluctué depuis le dernier sondage en ce qui concerne les inquiétudes des citoyens pendant la nuit à ces mêmes endroits. Peu de gens croient être en sécurité le soir au centre-ville (32 %), sur les pistes cyclables et dans les sentiers (19 %), ainsi qu'en attendant ou en utilisant l'autobus (16 %).

Des craintes dans l'est

Les résidents des quartiers de l'est de la ville sont « considérablement plus susceptibles » d'être craintifs quant à leur sentiment de sécurité.

Par ailleurs, la perception du crime a augmenté depuis le dernier sondage. Plus particulièrement, 51 % des répondants ont l'impression qu'il a empiré à travers Ottawa au cours des trois dernières années, en comparaison à 33 % en 2012.

L'augmentation de l'activité des gangs de rue - 49 fusillades ont secoué Ottawa l'an dernier - et le signalement de plusieurs agressions sur les pistes cyclables pourraient être en cause.

La grande majorité (82 %) des citoyens sont satisfaits de la qualité du service policier, tandis que 61 % des résidents affirment « avoir une grande confiance » envers le SPO. Par contre, la moitié des répondants estiment que les ressources financières et humaines ne sont pas utilisées efficacement ni sagement. Ils dénoncent aussi une faible présence policière à pied ou à vélo.

Au total, 16 000 lettres d'invitation au sondage en ligne furent postées à travers tous les quartiers de la ville, donnant lieu à un taux de réponse de 27,5 % comparativement à 20,4 % en 2012. La marge d'erreur est de plus ou moins 1,5 point de pourcentage, 19 fois sur 20.

Il s'agit du septième sondage du genre commandé tous les trois ou quatre ans par le SPO depuis 1995.

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