Deuxième injonction contre les chauffeurs de taxi

Selon l'injonction, les chauffeurs de taxi lock-outés ne... (Étienne Ranger, Archives LeDroit)

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Selon l'injonction, les chauffeurs de taxi lock-outés ne peuvent plus bloquer les rues près de l'aéroport d'Ottawa sans l'autorisation de la Ville.

Étienne Ranger, Archives LeDroit

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La Ville d'Ottawa obtient gain de cause. Un juge de la Cour supérieure de l'Ontario a accordé une injonction pour interdire aux chauffeurs de taxi lock-outés de bloquer les rues près de l'aéroport d'Ottawa dans le cadre de manifestations dénonçant leur conflit de travail.

Dans sa décision, le juge Robert Beaudoin soutient que les syndiqués ne pourront «bloquer, obstruer, interférer ou retarder la circulation routière ou piétonnière sur la promenade de l'Aéroport, le chemin Hunt Club, la promenade Uplands et la rue Lester» sauf s'il s'agit d'une manifestation autorisée, notamment par la Ville d'Ottawa. Ils auraient alors besoin d'un permis.

L'ordonnance du tribunal a été faite avec le consentement du syndicat des chauffeurs de taxi qui, la nuit dernière, a accepté volontairement l'émission d'une injonction sensiblement dans la forme demandée par la Ville.

«Le syndicat constate qu'il perd la bataille dans l'opinion publique», croit le maire Jim Watson.

Le juge Beaudoin espère que cette entente «ouvrira la voie pour trouver des pistes de solution».

«Il faut trouver un équilibre, a-t-il dit. Nous ne pouvons pas être trop restrictifs à ce point de restreindre toute forme de piquetage ou de manifestation.»

Par ailleurs, l'injonction empêche aussi les chauffeurs de taxi de conduire à vitesse lente sur ces mêmes routes. Lors de leurs manifestations antérieures, une telle tactique avait été utilisée par les chauffeurs.

La Ville d'Ottawa et l'aéroport d'Ottawa ont demandé conjointement à la cour d'intervenir dans cette affaire. Les compagnons de fortune soutiennent qu'ils ne sont pas parties prenantes du conflit entre les chauffeurs de taxi et leur employeur Coventry Connections, mais qu'ils ont demandé cette injonction pour éviter de futurs débordements au nom de la sécurité publique.

«Pas une défaite»

De son côté, le président du syndicat Unifor représentant tous les chauffeurs de taxi d'Ottawa estime que la décision juridique «n'est pas une défaite.» Amrik Signh assure que les manifestations continueront le long de la promenade de l'Aéroport et possiblement dans d'autres rues d'Ottawa.

Des rues du centre-ville avaient d'ailleurs été bloquées vendredi dernier après un rassemblement au centre-ville.

Il s'agit d'une deuxième injonction imposée aux chauffeurs de taxi. Le mois dernier, une injonction avait été obtenue par les dirigeants aéroportuaires afin de fixer un nombre maximal de protestataires ainsi que pour délimiter le lieu de leur manifestation près de l'aéroport.

Au cours des dernières semaines, plusieurs manifestations - par moments violentes - ont paralysé le va-et-vient vers l'aéroport. Les chauffeurs de taxi ont une dent contre leur employeur, Coventry Connections, après que celui-ci ait négocié une nouvelle entente avec l'aéroport pour hausser le montant de redevances. Le pacte, qui aurait été conclu en catimini, ferait en sorte que la somme versée plus que doublerait d'environ de 2$ à près de 5$ pour chaque transport de client.

Les syndiqués ont entamé mercredi leur septième semaine de conflit de travail.

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