Chauffeurs de taxi en lock-out: une nouvelle injonction demandée

La Ville d'Ottawa et les dirigeants de l'Aéroport international d'Ottawa... (Etienne Ranger, archives LeDroit)

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La Ville d'Ottawa et les dirigeants de l'Aéroport international d'Ottawa prennent les grands moyens pour mettre fin aux manifestations des chauffeurs de taxi lock-outés.

Les deux compagnons de fortune doivent vraisemblablement se présenter en cour demain afin de demander une injonction à un juge de la Cour supérieure de l'Ontario pour interdire les syndiqués en conflit de travail de manifester sur la promenade de l'Aéroport et d'ainsi bloquer la circulation routière.

« Comme vous pouvez le constater, une injonction est une étape extraordinaire et cette façon de procéder n'est pas prise à la légère par la Ville d'Ottawa et l'aéroport », informe le greffier et chef du contentieux d'Ottawa, Rick O'Connor, dans une lettre interne destinée aux élus.

Au cours des dernières semaines, plusieurs manifestations - par moments violentes - ont paralysé le va-et-vient vers l'aéroport. Les syndiqués ont une dent contre leur employeur, Coventry Connections, après que celui-ci ait négocié une nouvelle entente avec l'aéroport pour hausser le montant de redevances. Le pacte, qui aurait été conclu en catimini, ferait en sorte que la somme versée plus que doublerait d'environ de 2 $ à près de 5 $ pour chaque transport de client. Devant le refus des chauffeurs de taxi de refiler la facture à leurs clients, une hausse d'environ 1 000 $ par mois selon eux, leur répartiteur empêche quelque 275 membres de la section locale 1668 du syndicat Unifor de desservir la clientèle de l'aéroport depuis le 11 août.

Les deux plaideurs soutiennent que la demande d'injonction « respecte les droits constitutionnels du syndicat de manifester et d'effectuer du piquetage pacifique dans le cadre d'un conflit de travail », mais ils rappellent que les tribunaux ont toujours soutenu que ces droits ne « permettent pas le blocage de la voie publique ni des tactiques d'intimidation qui mettent en péril la sécurité publique. »

Rappelons qu'une telle injonction avait été recherchée - et obtenue - par les dirigeants aéroportuaires plus tôt dans le conflit afin de fixer un nombre maximal de manifestants ainsi que pour délimiter le lieu de leur protestation près de l'aéroport.

Capital Taxi rejette l'offre

Par ailleurs, les chauffeurs de Capital Taxi ont rejeté une deuxième entente de principe en autant de semaines de la part de Coventry Connections.

La majorité des quelque 300 syndiqués ont voté contre l'entente de principe au cours du week-end.

Le nouveau pacte proposé était de trois ans. Des clauses permettraient aussi de réduire certains frais pour les chauffeurs si jamais la compagnie de covoiturage commercial Uber continuait à trop ronger leurs profits. La durée des vacances ainsi que les coûts mensuels inhérents à leur travail étaient également source d'inquiétude avant la nouvelle offre patronale.

Cette entente ne change rien au conflit qui oppose Coventry Connections aux chauffeurs de taxi desservant l'aéroport depuis six semaines.

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