Crise du taxi: l'intervention du maire demandée

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Quelque 100 syndiqués étaient réunis à l'hôtel de ville, vendredi midi, pour demander l'intervention du maire dans le conflit chez Coventry Connections.

Etienne Ranger, LeDroit

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La Ville d'Ottawa - et plus particulièrement son maire Jim Watson - doivent s'impliquer davantage pour mettre un terme au conflit entre l'entreprise Coventry Connections et ses chauffeurs de taxi lock-outés, ont plaidé quelque 100 syndiqués réunis à l'hôtel de ville vendredi midi.

«Nous voulons qu'ils assument leurs responsabilités et qu'ils arrêtent de trouver des excuses. Le maire doit jouer un rôle», s'est exclamée Kelti Cameron, du Groupe action ouvrière, filiale plus militante de l'organisme Solidarité contre l'austérité.

«M. le maire Watson, nous vous avons soutenu par le passé. Nous vous demandons maintenant de nous aider et non de rester sur la touche. S'il vous plaît, engagez-vous et prenez en charge nos enjeux», a à son tour plaidé Abed Madi, président du syndicat des chauffeurs de taxi travaillant exclusivement à l'aéroport.

Dans une déclaration publiée plus tôt cette semaine, M. Watson a répété que la Ville d'Ottawa ne pouvait intervenir dans les négociations visant à régler le confit de travail, qui perdure depuis le 11 août dernier. Même s'il a facilité un rapprochement entre le syndicat des chauffeurs de taxi et leur employeur récemment, la responsabilité de conclure une entente revient à ces deux parties, dit-il.

«La Ville d'Ottawa réglemente l'industrie du taxi et elle a deux représentants sur le conseil d'administration de l'aéroport. C'est ridicule de refuser toute responsabilité», a critiqué Sean McKenney, président du Conseil du travail d'Ottawa et du district.

Organisée par le Groupe action ouvrière, la manifestation de vendredi a attiré plusieurs syndicats, tous venus pour souligner leur solidarité. L'Alliance de la Fonction publique du Canada et la Fédération des enseignants de l'élémentaire de l'Ontario, elles-même aux prises avec des négociations contractuelles difficiles, étaient du nombre.

Du renfort... national

Même le président national du syndicat représentant les chauffeurs de taxi est débarqué à Ottawa vendredi.

«Notre industrie est sous attaque. Il s'agit de gloutonnerie de la part de l'employeur et non d'une approche rationnelle», a pesté Jerry Dias devant une meute de chauffeurs de taxi scandant «Coventry le glouton!», «Honte à vous» et «Laissez-nous travailler».

«Il y a eu trois rassemblements importants au cours des dernières semaines et j'avertis toutes les parties impliquées qu'il ne s'agit que du début, dit-il. Je suis ici à Ottawa pour personnellement m'impliquer dans les pourparlers, car un lock-out de six semaines ne fait aucun sens. Cette situation est la faute de Coventry Connections et des dirigeants de l'aéroport d'Ottawa.»

Les syndiqués ont une dent contre leur répartiteur après que celui-ci ait négocié une nouvelle entente avec l'aéroport pour hausser le montant des redevances. Le pacte, qui aurait été conclu en catimini selon eux, ferait en sorte que la somme versée passerait d'environ 2$ à près de 5$ pour chaque transport de client.

Devant le refus des chauffeurs de taxi à refiler la facture à leurs clients, une hausse d'environ 1300$ par mois selon eux, l'entreprise empêche quelque 275 membres de la section locale 1668 du syndicat Unifor de desservir la clientèle de l'aéroport depuis le 11 août.

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