Prévention du suicide: une formation offerte aux employés d'Ottawa

Le 10 septembre est la journée mondiale de la... (Archives, La Presse)

Agrandir

Le 10 septembre est la journée mondiale de la prévention du suicide.

Archives, La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Les quelque 17 000 employés de la Ville d'Ottawa peuvent désormais profiter d'une formation axée sur la prévention du suicide afin de reconnaître les signes avant-coureurs de détresse chez un collègue de travail.

Mis en valeur jeudi par Santé publique Ottawa (SPO) dans le cadre de la Journée mondiale de prévention du suicide, l'atelier de sensibilisation de trois heures safeTalk «prépare les participants à reconnaître les personnes qui ont des pensées suicidaires, puis à les mettre en contact avec des ressources en mesure de les aider», explique l'infirmière Julie Turcotte.

Cette mesure fait suite à la volonté des élus d'Ottawa de s'investir davantage dans la santé mentale pour mettre fin à sa stigmatisation du suicide. À compter de cet automne, la municipalité devient ainsi la première ville au pays à offrir une telle formation à l'ensemble de ses employés.

«C'est une priorité du mandat du conseil municipal de promouvoir la santé mentale dans les milieux de travail et dans la communauté. Nous voulions offrir cela pour mieux outiller les employés municipaux afin d'intervenir adéquatement», soutient la porte-parole francophone de la SPO.

Pour des raisons diverses

Elle-même instructrice de ces ateliers, Mme Turcotte avance que plusieurs raisons peuvent pousser un fonctionnaire à se prévaloir de cet enseignement optionnel. Certains s'y rendront par curiosité tandis que d'autres connaissent les ravages du suicide et les effets de problèmes de santé mentale, dit-elle.

«Souvent, les gens ont quelques craintes au début de l'atelier, mais une fois complété, ils sont mieux outillés pour faire une différence.»

Lancée depuis quelques semaines par SPO, safeTalk a déjà attiré l'intérêt d'environ 500 employés municipaux et autant de résidents.

«Les évaluations démontrent que 90 % d'entre eux se sentaient prêts à faire une intervention le cas échéant», révèle Mme Turcotte.

Bon an mal an, une soixantaine de personnes s'enlèvent la vie dans la capitale nationale. Ce chiffre se trouve sous la moyenne nationale, mais concorde avec la réalité en Ontario. Le plus haut taux de suicide est parmi les hommes d'âge moyen. Deux tiers de tous les suicides se produisent dans ce groupe.

«Chaque suicide est un suicide de trop pour la famille et la communauté entière», rappelle-t-elle.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer