Après les boat people, les réfugiés syriens à Ottawa?

Des migrants syriens traversent une clôture de barbelés... (Photo Bernadette Szabo, Reuters)

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Des migrants syriens traversent une clôture de barbelés pour arriver en Hongrie, en provenance de la Serbie, le 27 août dernier.

Photo Bernadette Szabo, Reuters

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La Ville d'Ottawa est prête à collaborer avec le gouvernement fédéral afin d'accueillir des réfugiés à la recherche d'un asile.

C'est ce qu'a fait savoir le maire Jim Watson dans une lettre envoyée jeudi au ministre canadien de la Citoyenneté et Immigration, Chris Alexander.

«J'ai suivi avec grande attention et préoccupation les divers reportages liés à la crise des réfugiés syriens, peut-on lire. La Ville d'Ottawa a une impressionnante feuille de route en matière d'entraide aux plus vulnérables. Nous sommes engagés à travailler avec toutes les parties impliquées pour venir en aide aux personnes touchées.»

Il y a 36 ans, une autre crise de réfugiés attirait l'attention d'un maire d'Ottawa.

À l'époque, Marion Dewar, avait entrepris des démarches pour que la Ville devienne une terre d'accueil pour les boat people en réaction à une décision du gouvernement canadien de limiter l'asile à 8000 réfugiés - pas un de plus - provenant principalement du Vietnam, mais aussi du Cambodge et du Laos.

L'infirmière de formation, ébranlée par la détresse des réfugiés de la mer, annonçait alors que la capitale, à elle seule, en recevrait la moitié.  Le Projet 4000 était alors initié. 

En moins de deux semaines, entre le 27 juin et le 12 juillet 1979, les principales campagnes de parrainage se sont organisées. Les résidants d'Ottawa ont été nombreux à répondre à l'appel.  Devant ce mouvement de solidarité sans précédent, le premier ministre Joe Clark avait décidé d'emboîter le pas en permettant finalement à près de 60 000 réfugiés d'Asie du Sud-Est de fuir les régimes communistes.

Grâce à ses efforts, Marion Dewar est devenue membre de l'Ordre du Canada en 2002.  Elle est décédée six ans plus tard à l'âge de 80 ans.

Son fils Paul Dewar est aujourd'hui député sortant d'Ottawa-Centre et critique du Nouveau Parti démocratique en matière d'affaires étrangères.

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