Une hausse aux taxes foncières écartée

Le manque à gagner de 41,3 millions $ anticipé cette année à la ville d'Ottawa... (Archives, LeDroit)

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Le manque à gagner de 41,3 millions $ anticipé cette année à la ville d'Ottawa ne sera pas comblé par des taxes foncières.

Les membres du comité des finances et du développement économique de la municipalité ont discuté et accepté diverses mesures proposées par les gestionnaires de la trésorerie mardi. Chose certaine, les élus ne veulent pas piger davantage dans le portefeuille des contribuables.   

«La chose la plus simple pour un gouvernement est de hausser les taxes foncières. Cela ne prend aucun effort, aucune imagination et aucune initiative. Ce n'est pas quelque chose que je suis prêt à faire [...] Lors de la dernière campagne fédérale, la majorité d'entre nous s'est engagée à respecter une majoration maximale de 2%», a rappelé le maire Jim Watson.

Toutefois, l'élue du quartier Gloucester-Southgate, Diane Deans, a préféré sonner l'alarme mardi.

«Nous nous dirigeons directement vers une crise financière. Nous voulions respecter le 2%, mais parfois il faut faire des compressions difficiles. Nous ne pouvons continuer à prendre des risques non calculés avec nos budgets», a-t-elle pesté.  

Une argumentation que réfute le maire, soutenant que des «hypothèses raisonnables» avaient motivé leurs choix.

Les conseillers municipaux du quartier Baie, Mark Taylor et son homologue de Barrhaven, Jan Harder, ont aussi affiché leurs couleurs durant la réunion du comité, soulignant l'importance de respecter leur engagement afin de permettre aux citoyens d'obtenir une certaine prévisibilité fiscale.

«Il n'y a jamais un bon moment pour une hausse de taxes, mais il s'agit à l'heure actuelle du pire puisque nous sommes en récession. Je vais continuer de vous suivre dans votre démarche, a lancé Mme Harder au maire en parlant du plafond ferme établi. Je suis convaincue que nous comblerons l'écart.» 

La trésorière municipale Marian Simulik a informé que diverses mesures ont été déclenchées pour stopper l'hémorragie. Ainsi, un gel d'embauche a été imposé et un frein a été mis à toute nouvelle dépense. La municipalité pige également dans les surplus de divers projets d'immobilisation complétés pour combler l'écart.  «Les compressions suggérées n'auront pas un effet majeur sur les projets.  Nous ne sacrifions pas des projets. Nous nous resserrerons plutôt la ceinture. On parle de piger un 1200$ dans un projet de 500 000$», a-t-elle donné en exemple.

Ces mesures, si adoptées la semaine prochaine par le conseil municipal, devraient permettre de récupérer 30 millions $, a affirmé Mme Simulik.

Le trou de 41 millions a été notamment attribuable à une hausse importante aux coûts des opérations d'entretien hivernal. Des chutes de neiges abondantes et de nombreuses tempêtes en fin de saison ont fait éclater les prévisions budgétaires de 17,7 millions.

À cet effet, le Service des travaux publics a entrepris une révision de ses activités afin de changer ses habitudes. Un rapport est attendu au mois d'octobre.

«Nous allons préparer différents scénarios pour réduire les coûts. Certaines mesures n'auront aucun effet sur les citoyens tandis que d'autres pourraient changer l'offre de service», a informé Kevin Wylie, directeur général du département.

Sans parler de compressions dans les services, M. Watson s'est dit ouvert à toute mesure «améliorant l'efficacité et générant des économies».

«Les budgets municipaux sont uniques [...] Je suis convaincu que ce déficit, à court terme, pourra être géré (de façon raisonnable)», a-t-il insisté. 

Notons que le manque à gagner anticipé de 41 M$ ne tient pas compte des budgets d'OC Transpo, de Santé publique Ottawa, du service policier ni des bibliothèques municipales.

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