SOS Beausoleil poursuit sa lutte

Le Centre éducatif Beausoleil.... (Archives, LeDroit)

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Le Centre éducatif Beausoleil.

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La lutte du mouvement SOS Beausoleil s'est transportée à l'hôtel de ville d'Ottawa jeudi.

Des représentants du groupe sont venus réitérer leur volonté de présenter leurs états d'âme devant le comité des services communautaires et de protection pour tenter d'obtenir un soutien politique dans leur combat contre la fermeture d'un service de garde de la Basse-Ville.

«Nous aimerions présenter notre position devant les élus parce qu'essentiellement, ce sont des fonctionnaires qui ont décidé de fermer la garderie», a expliqué Geneviève Bonenfant, porte-parole de SOS Beausoleil.

Les parents d'une cinquantaine d'enfants fréquentant le Centre éducatif Beausoleil sont tombés de leur chaise plus tôt cet été lorsqu'ils ont appris que leurs enfants devaient déménager d'adresse en raison de travaux de rénovation à l'édifice du 333 rue York, propriété de la Société de logement communautaire d'Ottawa (LCO). Depuis, ils tentent par tous les moyens de garantir la survie de la garderie.

«Ottawa ne peut nous promettre la réouverture de ce service de garde, le seul au centre-ville pour les bébés de 6 à 18 mois, prétend Mme Bonenfant. C'est carrément de dire que les francophones ne peuvent pas vivre au centre-ville ou s'attendre à des services en français [...] Nous croyions que la fermeture sera permanente.»

L'échevin du quartier concerné, Mathieu Fleury, tempère toutefois les propos de la porte-parole.

«LCO a décidé que cet espace serait consacré pour le service de garde après les rénovations. Donc, il rouvrira et il sera francophone. La seule chose que je ne peux pas garantir est qu'elle sera gérée par la municipalité», explique le président du conseil d'administration de LCO.

À l'heure actuelle, la Ville d'Ottawa s'occupe de 355 des 28000 places en garderie sur son territoire. Celles-ci se trouvent au sein de 12 centres de la petite enfance - anglophones et francophones - dont le Centre éducatif Beausoleil.

Or, une nouvelle politique provinciale du gouvernement de l'Ontario propose que les municipalités se retirent de toute gestion des services de garde. Les élus d'Ottawa devraient donc, en théorie, tirer un trait sur ce domaine et se concentrer sur l'administration des places subventionnées. Cette décision doit survenir vraisemblablement cet automne. En attendant, Ottawa se trouve entre l'arbre et l'écorce, soutient M. Fleury.

«On est en quelque sorte en conflit d'intérêts avec nous-mêmes dans le système actuel parce qu'on fournit des subventions et on gère 12 garderies.»

Même si la majorité des enfants ont trouvé une place dans l'un des six services de garde situés dans un rayon de moins de 2km du centre Beausoleil, les parents touchés par le changement poursuivent leur mobilisation. Ils prévoient d'ailleurs organiser un rassemblement le 31 août, jour J pour le centre éducatif cette année.

«Il y en a quelques enfants qui ont été replacés dans des garderies avoisinantes francophones, mais cela a pour effet de prendre la place de quelqu'un qui était sur une liste d'attente. Donc, en fin de compte, c'est une perte nette de 49 places francophones, déplore Mme Bonenfant. C'est inconcevable.»

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