Projet Zibi: les autochtones promettent de lutter

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Des plaignants ont fait valoir leur opposition contre le projet immobilier et commercial Zibi cette semaine.

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Paroles de Douglas Cardinal, les autochtones se battront bec et ongles pour protéger leurs terres sur les îles Chaudière et Albert.

« Nous n'allons jamais céder ces îles. Jamais. »

Le célèbre architecte, à qui on doit l'édifice du Musée canadien de l'histoire, était le dernier de cinq plaignants à faire valoir son opposition contre le projet immobilier et commercial Zibi de l'entreprise Windmill Developments dans le cadre du dernier jour d'une audience préliminaire devant la Commission des affaires municipales de l'Ontario (CAMO), mercredi.

Comme ses prédécesseurs, il déplore la décision de la Ville d'Ottawa d'accorder, en octobre dernier, le changement de zonage nécessaire afin de permettre la densification résidentielle et commerciale sur 7,3 hectares « de terres ancestrales ». De ce fait, elle ignore les sites sacrés de la rivière des Outaouais - lieu de rassemblement des autochtones depuis des siècles - au profit de la privatisation.

« Il s'agit de terres algonquines non cédées. Elles appartiennent aux Algonquins, comme le dictent la loi internationale et les ententes avec la Couronne. Le fait qu'on s'approprie ces îles, qui sont sacrées pour nous, est une atrocité, a confié au Droit l'homme d'ascendance autochtone. Le musée que j'ai conçu est une abstraction des chutes de la rivière des Outaouais parce qu'Ottawa est un lieu de rencontre pacifique depuis des siècles. Et ils veulent effacer notre identité, notre histoire. C'est de la profanation. »

Le sort de la communauté autochtone est désormais entre les mains du magistrat de la CAMO, Richard G. M. Makuch. Ce dernier a écouté les arguments des diverses parties depuis lundi. Il doit décider d'ici vraisemblablement l'automne prochain si les plaintes des opposants sont recevables.

Un refus ne signifie pas la fin de l'opposition, assure M. Cardinal.

« Nous obtenons des appuis de tous les clans au pays et au niveau international [...] Nous ne les laisserons pas faire. »

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