Watson sermonne les chauffeurs de taxi

Le maire de la Ville d'Ottawa, Jim Watson, estime que les chauffeurs de taxi de... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Le maire de la Ville d'Ottawa, Jim Watson, estime que les chauffeurs de taxi de la capitale nationale «se tirent une balle dans le pied» avec leurs nombreuses manifestations depuis environ une semaine. Leur mobilisation pousse davantage les citoyens frustrés vers le service de covoiturage Uber, dit-il.

«L'industrie de taxi n'est pas en train de s'attirer des faveurs quand elle multiplie des moyens de pression qui choquent le public. En toute honnêteté, on devrait repenser la stratégie de relations publiques, car à mon avis les gens outrés se tournent désormais vers des services comme Uber. C'est exactement le contraire de ce que les chauffeurs de taxi tentent d'accomplir. Leurs agissements provoquent plus de mal que de bien», a commenté le maire mercredi.

Depuis un peu plus d'une semaine, les chauffeurs de taxi affectés à l'aéroport international d'Ottawa paralysent les allées et venues près de leur lieu de travail.

Ils ont d'abord ralenti la circulation près du débarcadère de l'aéroport en circulant sans arrêt sur les voies réservées à cet effet, créant des retards considérables. Concerts de cris, de sirènes et de klaxons ont ensuite suivi, perturbant la quiétude des usagers de l'aéroport. Vendredi dernier, les dirigeants de l'aéroport ont obtenu une injonction pour limiter l'ampleur des manifestations. Les opposants ont alors décidé de circuler à 20 km/h sur la promenade de l'Aéroport. Finalement, au huitième jour de la mobilisation mardi, bon nombre des quelque 150 chauffeurs de taxi employés par le répartiteur Conventry Connections ont créé tout un tabac devant le quartier général de l'entreprise.

Les manifestants pestent contre leur employeur après que celui-ci ait négocié une nouvelle entente avec les dirigeants de l'aéroport pour hausser le montant de redevances. Le pacte ferait en sorte que la somme versée plus que doublerait d'environ de 2$ à près de 5$ pour chaque transport de client.

La Ville d'Ottawa n'a aucun pouvoir décisionnel dans le conflit de travail opposant une entreprise privée et un organisme à but non lucratif. Elle est toutefois consciente que l'industrie du taxi est vouée à une transformation en raison de l'arrivée de services plus modernes, comme Uber. «Hier (mardi), j'ai demandé au personnel de la municipalité d'accélérer notre réforme de l'industrie du taxi afin que le rapport soit présenté avant la fin de l'année au lieu de l'an prochain, a signalé M. Watson. Évidemment, peu importe le résultat final, nous ne plairons pas à tout le monde.»

La municipalité doit embaucher un consultant d'ici deux semaines pour réaliser cette étude. Une somme de 300000 $ a été réservée à cet effet.

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