Les opposants présentent leurs arguments

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C'était au tour des opposants au projet immobilier et commercial Zibi de l'entreprise Windmill Developments sur les îles Chaudière et Albert d'être entendus hier devant la Commission des affaires municipales de l'Ontario (CAMO).

Cinq plaignants dénoncent la décision de la Ville d'Ottawa qui, en octobre dernier, acceptait le changement de zonage nécessaire afin de permettre la densification résidentielle et commerciale sur 7,3 hectares «de terres ancestrales».

«Il s'agit d'un acte profondément irresponsable de la part de la Ville d'Ottawa afin de permettre cette construction massive. Les enjeux autochtones sont très importants et la Ville d'Ottawa est irresponsable de dire que nos revendications sont non pertinentes», a pesté Romola Trebilcock-Thumbadoo, une fonctionnaire qui a oeuvré pendant 25 ans au sein du système judiciaire fédéral. 

L'affirmation de la partisane de la cause autochtone faisait suite aux propos tenus lundi par l'avocat de la municipalité. Timothy Marc avait alors soutenu que les terres visées par la société Windmill pour leur projet de construction de 3500 logements et de commerces ne comportaient aucun «paysage culturel» autochtone en raison de son utilité industrielle depuis plus de 200 ans. 

«Il ne s'agit pas juste de terres industrielles, mais d'un site sacré pour les autochtones, a enchaîné la proche collaboratrice du défunt Grand Chef de la communauté de Kitigan Zibi, William Commanda. Nous croyions qu'il s'agit du site patrimonial le plus important au pays et nous nous inquiétons de sa privatisation.» 

«Windmill tire pleinement parti d'un peuple vulnérable, a-t-elle ajouté. Il faut arrêter le génocide de la culture autochtone. On doit passer d'un état d'aliénation à l'un d'affection.» 

Les opposants réfutent aussi le plaidoyer de Me Marc quant au non-fondement de leurs appels dans ce dossier. L'avocat de la Ville d'Ottawa a même proposé que les procédures administratives soient rejetées par le magistrat de la CAMO présidant l'audience préliminaire, Richard G. M. Makuch. 

«Il est absurde de dire que nous ne pouvons pas contester ce projet puisque nous ne sommes pas urbanistes. Donc, selon cette optique, les membres du conseil municipal d'Ottawa ne peuvent pas prendre des décisions touchant l'urbanisme, car ils ne sont pas urbanistes, a dénoncé à son tour Lindsay Lambert, un historien et un militant pro-autochtone. C'est un lieu sacré et historique. Je crois que nous sommes donc qualifiés. Il s'agit manifestement d'une tactique d'intimidation de leur part.»

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