Les chauffeurs de taxi continuent leurs moyens de pression

Bon nombre de chauffeurs de taxi desservant l'Aéroport... (Étienne Ranger, Archives LeDroit)

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Bon nombre de chauffeurs de taxi desservant l'Aéroport international d'Ottawa ont convergé vers le quartier général de leur répartiteur, l'entreprise Coventry Connections.

Étienne Ranger, Archives LeDroit

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La guerre intestine au sein de l'industrie de taxi d'Ottawa s'est accentuée davantage mardi dans la capitale fédérale.

Bon nombre de chauffeurs de taxi desservant l'Aéroport international d'Ottawa ont convergé vers le quartier général de leur répartiteur, l'entreprise Coventry Connections, après avoir encore une fois paralysé la circulation le long de la promenade de l'Aéroport tôt mardi matin, au grand dam de plusieurs automobilistes.

Klaxons et sifflets se sont fait entendre sur une base constante devant l'édifice du chemin Coventry. Les chauffeurs de taxi de l'aéroport ont même bloqué l'accès au site à certains de leurs homologues urbains, les plus agressifs les sermonnant même à tue-tête. Les «Honte à vous» se sont aussi multipliés à leur endroit.

Les chauffeurs de taxi frustrés ont finalement libéré les lieux avant l'heure du midi. Ils se sont réunis à une mosquée du chemin Hunt Club afin de déterminer les détails de leurs prochains moyens de pression. 

Les manifestants ont une dent contre leur employeur après que celui-ci ait négocié une nouvelle entente avec les dirigeants de l'aéroport pour hausser le montant de redevances.  Le pacte ferait en sorte que la somme versée par les chauffeurs de taxi de l'aéroport à Conventry Connections passerait de 3,50$ à 5$ pour chaque transport de client. Frustrés, les chauffeurs refusent bec et ongles d'encaisser une telle augmentation, ne voulant pas refiler la facture aux passagers. 

«Cela se traduit en une hausse de 1000$ par mois», peut-on lire dans une missive distribuée par des  membres de la section locale 1668 du syndicat Unifor, qui représente les quelque 275 chauffeurs de taxi syndiqués affectés à l'aéroport.

La partie syndicale prétend que ses membres étaient prêts à continuer d'offrir des services aux passagers de l'aéroport, mais l'employeur a refusé que les chauffeurs embarquent des clients à l'aéroport s'ils n'avaient pas payé leurs redevances. Les chauffeurs de taxi ciblés se disent donc en lock-out en raison de la «cupidité» de leur employeur.

À cet effet, les chauffeurs de taxi de l'aéroport souhaitent obtenir un soutien de leurs pairs de la ville dans leur lutte contre Coventry Connections. 

«Vous devez vous demander si (cette hausse) est raisonnable. Au moment même où tous nos revenus sont à la baisse en raison de services clandestins (Uber) et que le public soutient que nos taux sont trop élevés, comment peut-on permettre à cette compagnie ou à l'aéroport d'augmenter nos dépenses? Nous devons être unis, nous devons être forts et nous devons rester unis pour lutter pour nos droits», peut-on y lire également dans la lettre qui ne demande rien de moins qu'un boycottage du service de taxi en provenance de l'aéroport.

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