Des terres «industrielles»

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Les terrains sur lesquels le projet Zibi serait aménagé n'ont rien de sacré, dit l'avocat de la Ville d'Ottawa

Les appels déposés devant la Commission des affaires municipales de l'Ontario (CAMO) pour empêcher l'aménagement du projet immobilier et commercial Zibi de l'entreprise Windmill Developments sont sans fondement et doivent être rejetés, a plaidé hier l'avocat de la Ville d'Ottawa. 

Timothy Marc a passé une bonne partie de la journée d'audience préliminaire à présenter son argumentation au magistrat de la CAMO, Richard G. M. Makuch.

L'avocat a notamment remis en question la pertinence des doléances des opposants du projet. Selon lui, toutes les règles en matière d'urbanisme ont été respectées. Les motifs pour annuler le changement à la désignation des îles Chaudière et Albert, d'une zone de parc à une zone commerciale/résidentielle, sont ainsi caducs, a-t-il avancé. «À mon avis, leurs demandes n'ont aucun fondement en matière d'urbanisme.» 

MeMarc a également rappelé que les terres ciblées pour l'aménagement de Zibi avaient été utilisées pour des fins industrielles depuis le début du xixesiècle, avant même l'avènement de la Confédération canadienne. 

«Ces terres sont utilisées pour des fins privées depuis plus de 200 ans. Ces terres ne sont pas un paysage culturel. Elles ont été utilisées pour des fins industrielles. C'est ça la réalité, a-t-il plaidé. Même si ce projet est rejeté, ces terres pourront accueillir un autre projet similaire.» 

La lutte devant la CAMO fait suite à des plaintes déposées au tribunal administratif par cinq opposants au projet. 

Le célèbre architecte Douglas Cardinal, à qui on doit l'édifice du Musée canadien de l'histoire, ainsi que Richard Jackman, Lindsay Lambert, Larry McDermott et Romola Trebilcock-Thumbadoo dénoncent la décision de la Ville d'Ottawa d'accorder, en octobre dernier, le changement de zonage nécessaire afin de permettre la densification résidentielle et commerciale sur 7,3 hectares «de terres ancestrales». 

«Il y a eu beaucoup de discussions malsaines pour aboutir à un tel scénario, a d'ailleurs pesté Mme Trebilcock-Thumbadoo lors d'un rassemblement tenu hier matin au Monument canadien pour les droits de la personne, avant l'audience préliminaire de la CAMO. 

L'avocat de Windmill Developments, Alan K. Cohen, a lui aussi pris parole à la fin de la journée. Ce dernier a rappelé que son client avait fait preuve d'une diligence raisonnable afin de satisfaire à tous les critères d'urbanisme pour l'aménagement de son projet. Il a également critiqué la légitimité des plaintes en raison d'erreurs de procédures. 

Trois jours ont été réservés au calendrier pour permettre à toutes les parties de présenter leurs arguments. Les plaidoyers des plaignants doivent débuter aujourd'hui. 

Windmill entend bâtir 3500 logements ainsi que des commerces sur les terrains qui font l'objet de la contestation.

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