Alain Guilhot, l'homme qui illumine les villes

Alain Guilhot parcourt les plus grandes viles du... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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Alain Guilhot parcourt les plus grandes viles du monde pour les faire briller la nuit.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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Paul Gaboury
Le Droit

Contrairement à Paris ou New York, Ottawa n'a pas la réputation d'attirer les touristes la nuit avec les lumières.

Mais avec les célébrations entourant le 150e anniversaire de la Confédération en 2017, le projet d'illumination de la région lancé par la Commission de la capitale nationale pourrait bien changer les choses, avec l'appui de l'expert international.

«Une photo de nuit dans la ville, c'est tellement plus beau», raconte Alain Guilhot, ce Lyonnais qui, depuis 37 ans, parcourt les grandes villes du monde pour les faire briller la nuit.

Sa passion pour l'illumination des villes, qui l'a déjà conduit dans 43 pays, il l'a partagée lors d'une entrevue accordée dans les bureaux de la CCN, jeudi, insistant pour être accompagné de l'équipe mise sur pied par la CCN pour réaliser ce grand projet qui devrait changer la région la nuit. L'équipe inclut Lumipraxis de Québec et le Groupe MMM d'Ottawa.

Dans un langage imagé, presque poétique, il raconte comment son travail, tel celui d'un architecte, fait l'«écriture de la beauté», «réveille et révèle les beautés des villes» et permet, citant les sociologues, «la récupération affective de l'urbain», pour redonner fierté et sécurité aux citoyens.

«Chacun doit faire sa part pour écrire sa partition de cette symphonie de lumières. Pour se faire plaisir, et donner le sentiment de bonheur, il faut faire ressortir le plus beau d'Ottawa et de la région», souligne M. Gailhot, invitant du coup la population à participer à ce grand projet dans le cadre du processus mis de l'avant par la CCN.

Ottawa ne peut attendre 30 ans

Bien sûr, le projet d'illumination d'Ottawa et de la région ne se fera pas en une année. «On ne fera pas tout pour 2017. Mais Ottawa n'a pas le temps d'attendre 30 ans. Il faut déjà préparer ce rendez-vous planétaire du 150e», observe M. Guilhot, qui souhaite la participation des écoles d'architecture de la région pour soumettre des idées.

Quand il laisse son imagination parler, il évoque certains attraits, des festivals, le canal Rideau «illuminé sous l'eau», des châteaux imaginaires. Mais rien de très précis encore. «Je vais venir souvent, parler aux gens, aux chauffeurs de taxi, pour les écouter, pour savoir ce qu'ils disent. Je veux échanger, dialoguer», explique M. Guilhot.

Au sujet des coûts, rien n'est encore précisé. Mais M. Guilhot dit qu'il a l'habitude d'avoir à convaincre les maires et les politiciens. En période de restrictions budgétaires, il faut de bons arguments. Il soutient qu'illuminer la ville permet de rendre attrayants des coins obscurs où la criminalité est au rendez-vous.

Si l'investissement initial peut paraître important, il est souvent bon pour les 20 ou 30 prochaines années. Quant aux progrès de la technologie, ils permettent non seulement de réduire les coûts en énergie, mais permettent de programmer l'éclairage en fonction de divers scénarios, a-t-il expliqué.

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