Des effectifs policiers sont retirés

Le SPO avait sorti son artillerie lourde pour... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Le SPO avait sorti son artillerie lourde pour cette chasse à l'homme qui a mobilisé de nombreux agents sur le terrain.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Alors que la 21e fusillade de l'année 2015 a secoué la Ville d'Ottawa hier matin, le service de police de la municipalité a mis fin à une initiative ayant pour but de contrer les activités de gangs de rue, en hausse depuis l'an dernier.

Depuis six mois, les effectifs ont doublé au sein l'Unité des armes à feu et des bandes de rue d'Ottawa. Plus précisément, 19 agents du Service de police d'Ottawa (SPO) sont venus appuyer les 17 enquêteurs et les membres de l'équipe tactique DART déjà en place.

Cette mesure «temporaire» avait été mise sur pied à la suite de pressions politiques après une année record en matière de fusillades dans la capitale nationale.

L'année 2014 s'était soldée avec 49 incidents impliquant des coups de feu, blessant 18 membres de bandes de rue.

«Il a toujours été question d'une mesure temporaire pour s'assurer de garder les rues sécuritaires, explique Don Sweet, surintendant des enquêtes criminelles du SPO. Néanmoins, cinq officiers (des 19) continueront à oeuvrer au sein de l'Unité des armes à feu et des bandes de rue.»

Résultats positifs

Selon les autorités policières, l'initiative a porté ses fruits. Au bout du compte, 55 armes ont été saisies et plus de 1000 chefs d'accusation ont été déposées contre 221 membres ou leurs proches de gangs de rue.

Toutefois, la fin du programme survient alors que cinq fusillades ont eu lieu au cours des deux dernières semaines dans la capitale nationale.

«Disons que ce n'est pas le timing qu'on voulait», a avoué M. Sweet.

Cette recrudescence porte à 20 le nombre d'incidents contre 18 à pareille date l'an dernier. Qui plus est, 11 de ceux-ci - dont deux homicides - sont liés aux activités des gangs de rues. Historiquement, l'été s'avère aussi «la saison des fusillades» à Ottawa.

À cet effet, M. Sweet soutient que d'autres effectifs pourraient être acheminés à l'Unité des armes à feu et des bandes de rues d'Ottawa si le besoin se faisait sentir.

«Nous avons toujours la possibilité de réassigner des agents, particulièrement à partir de septembre alors que les vacances estivales seront terminées», explique-t-il.

Jfdugas@ledroit.com

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