Uber veut une place dans les rues de la capitale

La présence et la popularité grandissante d'Uber continuent... (Martin Roy, Archives LeDroit)

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La présence et la popularité grandissante d'Uber continuent de créer des vagues à Ottawa.

Martin Roy, Archives LeDroit

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Le directeur général de l'entreprise pour la région de l'Ontario, Ian Black, a invité ses usagers à envoyer un courriel au maire Jim Watson pour lui demander d'élaborer de nouveaux règlements «en tenant compte du bon sens» au lieu de s'acharner à développer de nouvelles mesures restrictives.

«En travaillant de concert avec les autorités municipales, Ottawa pourrait imiter plus de 50 territoires en Amérique du Nord qui ont mis sur pied un nouveau cadre réglementaire pour le covoiturage», écrit-il dans une lettre envoyée aux disciples d'Uber.

Le maire Watson voit mal comment une campagne visant à inonder sa boîte courriel peut aider la cause. «J'estime honnêtement que ce type de lobbyisme laisse à désirer. Tout le monde dit la même chose en cliquant sur un bouton, dit-il. Je ne les lis pas tous, car ça devient redondant.»

Frustration dans les taxis

La présence et la popularité grandissante d'Uber continuent de créer des vagues à Ottawa.

Plus tôt cette semaine, le maire a rencontré le syndicat représentant les quelque 1800 chauffeurs de taxi frustrés que l'entreprise américaine oeuvre sans posséder de permis municipaux. Certains disent avoir perdu 40 % de leurs recettes habituelles.

À cet effet, la Ville d'Ottawa a demandé à son service policier d'augmenter ses ressources dans la lutte contre les taxis illégaux. Le Code de la route de l'Ontario permet aux policiers de sévir contre les chauffeurs offrant des services payants sans permis municipal.

«La frustration réside dans le fait que nos agents de réglementation ne peuvent donner des contraventions en vertu du Code contrairement aux policiers», a expliqué le maire Jim Watson.

Par ailleurs, deux autres chauffeurs d'Uber ont comparu devant les tribunaux jeudi.

Duneau Aristil et Zarif Khalid doivent répondre à des accusations relatives à des violations de règlements municipaux. Ils avaient été épinglés sans permis et plaque de taxi, les 23 et 24 janvier derniers.

Au bout du compte, leur dossier a été ajourné au 27 août prochain. Si la tendance se maintient, les deux chauffeurs devraient plaider coupable.

Depuis l'arrivée du service Uber en octobre dernier, 76 accusations ont été déposées contre 37 chauffeurs. À ce jour, 31 de ceux-ci ont plaidé coupable à 62 chefs, générant plus de 18000 $ en amendes.

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