Train léger: la phase deux sur les rails

Le maire Watson a qualifié d'«historique» la décision... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Le maire Watson a qualifié d'«historique» la décision du conseil municipal, mercredi, d'entériner le prolongement du train léger.

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« Il s'agit d'un jalon important, d'un moment historique pour la Ville d'Ottawa. »

C'est ainsi que le maire Jim Watson a qualifié la décision du conseil municipal, mercredi, d'entériner officiellement le projet de prolongement du train léger dans la capitale nationale.

« Nous avons donné l'aval à la deuxième phase du train léger, bâtissant ainsi sur le succès de la construction de la ligne de la Confédération actuellement en cour. Après plusieurs années de débats, nous avançons enfin pour prolonger le train vers l'est, l'ouest et le sud. Personnellement, il s'agit d'un moment de grande fierté pour moi. »

Grâce à la décision unanime des élus de mercredi, 30 kilomètres de rails et 19 stations seront ajoutés au réseau ferroviaire électrique. Ainsi, si tout se concrétise, les usagers du train léger pourront se rendre jusqu'à la Place d'Orléans dans l'est, au centre d'achats Bayshore dans l'ouest, et jusqu'à la rue Bowesville, dans la région de Riverside Sud dès 2023.

Dernièrement, un lien vers l'Aéroport international d'Ottawa, une dépense de 155 millions $, et le prolongement encore plus à l'est du train léger, jusqu'au chemin Trim, au coût de 160 millions, ont été ajoutés à la facture de 3 milliards $ prévue pour la réalisation de cette deuxième phase.

« Au cours des prochains jours et semaines, nous tendrons la main aux gouvernements provincial et fédéral. [...] Les deux paliers gouvernementaux ont versé des fonds importants à des projets de transport similaire à notre phase deux dans d'autres municipalités, comme Toronto. Toutefois, nous sommes beaucoup plus avancés qu'eux dans nos démarches », a rappelé le maire Watson d'un ton confiant.

Plusieurs obstacles se sont dressés devant la réalisation de cette deuxième étape du train. Le tracé vers l'ouest a particulièrement causé des frictions entre la Ville d'Ottawa et la Commission de la capitale nationale. Une trêve de 100 jours avait alors été décrétée pour permettre aux deux parties de trouver une solution adéquate. Au bout du compte, les deux camps ont décidé d'enfouir le train léger sous la promenade Sir-John-A.-MacDonald.

Cette décision a cependant déplu à la congrégation First Unitarian d'Ottawa. Les membres de la communauté religieuse déploraient notamment les effets pervers du train léger, comme le bruit et les vibrations, près d'une résidence pour personnes âgées et d'un centre de la petite enfance, sur leur campus de l'avenue Clearly.

« Il y aura des impacts, certes, mais les effets ne seront pas aussi catastrophiques que certains laissent entendre », a laissé tomber l'échevin du quartier, Jeff Leiper.

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