Les chauffeurs de taxi s'en prennent à Uber

Uber a fait son entrée en octobre dans... (Martin Roy, Archives LeDroit)

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Uber a fait son entrée en octobre dans la région.

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La présence et la popularité grandissante du service de covoiturage commercial Uber continuent de créer des vagues à Ottawa.

Le syndicat des quelque 1800 chauffeurs de taxi d'Ottawa a rencontré le maire d'Ottawa, lundi, pour faire part de leurs inquiétudes, particulièrement quant à une baisse importante à leur chiffre d'affaires. Certains chauffeurs disent avoir perdu 40 % de leurs recettes habituelles.

« Les chauffeurs de taxi sont extrêmement préoccupés avec ce qui se produit avec leur industrie, a commenté le maire Jim Watson. Plusieurs de ceux-ci vivent ou sont désormais en dessous du seuil de pauvreté. Ils veulent s'assurer de bénéficier de règles équitables. Donc, si Uber continue d'exploiter leur service illégalement à Ottawa, sans une licence ni une formation ou une assurance, nos agents de réglementation continueront à leur donner des contraventions. »

Ce service de covoiturage a fait sa rentrée en octobre dernier dans la capitale nationale. Ailleurs au monde, plusieurs chauffeurs de taxi ont pris la rue pour dénoncer la « concurrence déloyale ». À la fin juin par exemple, des routes ont été bloquées, des feux ont été allumés et des véhicules ont été renversés dans les rues de Paris, en France.

« Personnellement, je suis très surpris qu'une telle violence n'ait pas éclaté à Ottawa » a signalé Paul Bendus, en entrevue avec LeDroit lundi.

Ce dernier oeuvre dans l'industrie du taxi depuis 40 ans. Aujourd'hui, il détient trois licences de taxi et s'insurge devant la présence illégale d'Uber à Ottawa.

« Ma tension artérielle augmente de 10 points juste à en parler », peste-t-il Au cours de la prochaine année, la Ville d'Ottawa doit se pencher sur le sort des services de covoiturage commercial, comme Uber, qui utilise un téléphone intelligent pour héler virtuellement un véhicule.

« Ce qui m'inquiète, c'est qu'une multinationale débarque en ville et fasse des règles établies tout en pensant qu'ils peuvent oeuvrer librement. Par exemple, quelqu'un ne peut pas simplement ouvrir un commerce sur un coin de rue pour y vendre de l'alcool. Il y a des normes et des règlements et il faut les respecter, a illustré le maire Watson. On veut éviter que ça devienne le Far West. »

De son côté, Uber soutient qu'elle n'a pas à répondre aux règles puisqu'elle ne se considère pas une entreprise de taxis en soi.

Les agents de réglementation ont effectué plusieurs blitz pour épingler les conducteurs de taxis illégaux. En date de la mi-mai, 58 chefs d'accusation avaient été déposés et 16000 $ ont été recueillis par Ottawa en amendes.

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