Le tracé de la phase deux du train léger confirmé

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« Nous sommes conscients qu'il n'existe aucun plan parfait. Mais après avoir étudié des douzaines de scénarios, le moment est venu d'aller de l'avant », a déclaré le maire Jim Watson.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Des membres de la congrégation First Unitarian d'Ottawa ont effectué lundi un dernier plaidoyer pour demander aux élus de réévaluer le tracé recommandé pour le prolongement vers l'ouest du train léger.

Plusieurs membres de la communauté spirituelle se sont présentés devant le comité des finances et du développement économique pour présenter leurs doléances en vue de la phase deux du train léger. Les membres du comité devaient se prononcer sur le rapport final détaillant l'ajout de quelque 30 kilomètres de rails vers l'est, l'ouest et le sud entre 2018 et 2023.

Les opposants trouvent incompréhensible qu'un train léger de 45 tonnes circulera « à toutes les trois minutes à quelques mètres seulement » d'une résidence pour personnes âgées ainsi que d'un centre de la petite enfance, « deux clientèles fragiles » situées sur leur campus de l'avenue Clearly.

Le bruit et les vibrations causés par le train lors de son passage dans le tunnel souterrain préoccupent particulièrement la directrice générale de la Maison Unitarian, qui héberge 130 résidents dont la moyenne d'âge est de 91 ans.

« La décision que vous prenez aujourd'hui aura des effets à long terme sur nos résidents. L'Organisation mondiale de la santé a prouvé que l'exposition prolongée à du bruit intense a des effets nocifs sur la santé », a évoqué Christina O'Neill.

Outre ces irritants, l'aménagement du tunnel sur une période de deux ans agace également l'Association des résidents de la Maison Unitarian,

« Il s'agit, grosso modo, d'une question de vie et de mort, a lancé Tom Dent, 92 ans, directeur au sein de ce regroupement. Les dernières années de ma vie seront passées sur un chantier de construction. Le train léger volera la quiétude de nos dernières années. Nous serons prisonniers dans notre propre maison. »

De son côté, le président de la congrégation s'est dit « renversé » par les recommandations des urbanistes de la municipalité. « Nous croyons qu'il y a des failles. Il existe des solutions qui provoqueront moins d'impacts sans affecter le budget », a souligné, Maury Prevost.

Les membres du comité des finances et du développement économique ont accepté le rapport présenté hier, sans amendements. À moins d'une intervention divine, le conseil municipal devrait faire de même le 8 juillet prochain. Cette démarche fait en sorte que la Ville d'Ottawa cognerait ensuite aux portes des gouvernements fédéral et provincial afin d'obtenir le financement nécessaire pour la réalisation du projet.

« Nous sommes conscients qu'il n'existe aucun plan parfait. Mais après avoir étudié des douzaines de scénarios, le moment est venu d'aller de l'avant », a déclaré le maire Jim Watson.

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